Remedex veut crédibiliser les injections de PRP
Maëva Gardet-Pizzo
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C'est une méthode qui a fait ses preuves auprès des sportifs de haut niveau, de Rafael Nadal à Tiger Wood. Trois lettres : PRP, pour Plasma riche en plaquettes.
L'idée : centrifuger un prélèvement de sang pour séparer les globules rouges et blancs des plaquettes - impliquées dans la coagulation du sang - et extraire ces plaquettes afin de les injecter au patient dont elles proviennent. Ce, dans le but de favoriser le processus de cicatrisation, notamment pour traiter des troubles musculo-squelettiques comme l'arthrose.
Une méthode dont l'efficacité a été validée par plusieurs publications scientifiques, et qui permet, dans certains cas, d'éviter l'utilisation de cortisone potentiellement toxique pour l'organisme. Le PRP répond aussi à d'autres indications en dermatologie, urologie ou gynécologie.
« Le PRP est très simple à fabriquer et rassure dans la mesure où il provient du patient lui-même. Mais son utililsation présente aussi des limites », observe Jérémy Magalon, professeur d'université et praticien hospitalier au sein d'Aix-Marseille Université et du CHU La Conception à Marseille, par ailleurs fondateur de Remedex.
Ayant fait l'objet d'une première publication scientifique en 1998 avant d'être démocratisé dès 2005, le PRP n'est pour l'heure pas remboursé par la sécurité sociale et ses tarifs sont très fluctuants selon les praticiens. Par ailleurs, la pratique n'est pas vraiment encadrée ni systématiquement évaluée, de sorte que son efficacité varie en fonction des circonstances et des médecins.
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« C'est pour cette raison qu'en 2018, l'AAOS, la société des chirurgiens orthopédistes américains, a émis des recommandations sur ce sujet ». L'AAOS suggère ainsi de contrôler biologiquement la qualité du PRP injecté afin de s'assurer de son efficacité et de l'absence de globules rouges à l'intérieur, ce qui nuirait à la cicatrisation. Elle recommande en outre de collecter un maximum de données post-injection afin d'étayer les connaissances et de répondre aux nombreuses questions en suspens : quelle dose idéale ? À quelle fréquence ?
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