Kiro utilise l’IA pour mieux interpréter les analyses biologiques et intéresse l’Afrique

Laurence Bottero
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La santé numérique est sans doute devenue une réalité pour bien des Français lors de la crise sanitaire, lorsque la télé-consultation est devenue l'unique façon de consulter un praticien. Pourtant, l'usage des produits connectés et autres outils évoluant entre le dispositif médical et le gadget - ainsi que les GAFAM, notamment, savent le penser - est depuis longtemps entré dans le quotidien.
La prévention est, globalement, devenue un enjeu majeur. Prévenir plutôt que guérir est évidemment une question de qualité de vie mais aussi de maîtrise des dépenses de santé. C'est d'ailleurs bien le sens du financement accordé par France 2030 qui consacre 170 millions d'euros au volet santé, sur l'enveloppe globale de 54 milliards.
En 2021, France 2030 initiait d'ailleurs une stratégie d'accélération santé numérique, dont le bilan, établi en début d'année, signifiait des financements accordés aux projets portés par des entreprises à hauteur de 320 millions d'euros. Des solutions pour devant être prises en charge par la solidarité nationale et pour l'autre moitié destinées à être achetées par des établissements de santé et laboratoires médicaux...
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C'est précisément sur ce segment que se positionne Kiro. La start-up, implantée à Paris et Marseille, a mis au point une plateforme qui, en s'appuyant sur l'intelligence artificielle, analyse très spécifiquement les résultats des analyses de biologie médicale. Des résultats interprétés le plus souvent à la lumière des valeurs de référence officiellement établies. Sauf « que nous pouvons aller au-delà de ces valeurs », explique Alexandre Guenoun.
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