200 jeunes pourront intégrer la future école du numérique en Midi-Pyrénées

Florine Galéron

Florine Galéron
Former des jeunes en décrochage scolaire aux métiers en plein essor du numérique et faciliter ainsi leur entrée sur le marché du travail. C'est en substance l'objectif de la "grande école du numérique" voulue par François Hollande. Le président de la République avait annoncé ce projet en février dernier lors de sa dernière conférence de presse. Le Premier ministre a précisé fin mars les contours de cette réforme :
Les premières lignes du projet présenté par Manuel Valls dans la lettre prévoient des formations courtes (entre 3 et 24 mois), accessibles "sans distinction académique, économique ou sociale" et seront notamment ouvertes "aux publics traditionnellement éloignés du numérique, en particulier les jeunes décrocheurs, les jeunes ni en emploi, ni en formation, et les jeunes filles". En complément, "des modules de formation seront mis à disposition en ligne, sur une plate-forme numérique, afin d'élargir le périmètre des apprenants" et "de fournir une ressource documentaire et pédagogique librement accessible".
À Toulouse, depuis plusieurs semaines, élus, organismes de formation et acteurs du numérique planchent sur le dossier. Lors d'un entretien ce mardi 19 mai avec la secrétaire d'État au Numérique Axelle Lemaire, le président de la Région Midi-Pyrénées Martin Malvy a soutenu le projet "d'une École Régionale du numérique éclatée sur plusieurs lieux de formation, en lien notamment avec les 50 cyber-bases de Midi-Pyrénées, les Maisons Communes Emploi Formation (MCEF) ou Pôle Emploi". "S'appuyer sur les écoles de la 2e chance est également une hypothèse", précise le président de Région. Il ajoute que le dispositif est pour le moment ouvert aux organismes privés.
Le dispositif pourrait entrer en vigueur dès la rentrée prochaine. Directeur délégué de French Tech Toulouse, Philippe Coste confirme lui aussi travailler avec la Région et d'autres acteurs sur la mise en œuvre de cette école. Il estime que ce projet va dans le bon sens :
D'ailleurs, à Epitech, l'école qu'il dirige, la Webacadémie a été lancée sur le même principe sur les sites de Paris et Lyon. Des jeunes "décrocheurs" sont formés pendant 24 mois (dont un an en alternance) aux métiers du numérique. Et ça marche : "Nous avons 90 % de placement", lance-t-il. Mais attention, prévient Philippe Coste, "il ne faut pas faire croire qu'on va former des ingénieurs en informatique sur des durées de formation aussi courtes. En revanche, nos anciens élèves travaillent beaucoup en tant que développeur 'front-end'."
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L'École régionale du numérique pourraient donc former des jeunes au design de sites Internet, à la communication sur les réseaux sociaux et le développement pur. Le gouvernement prévoit au "1er octobre 2015, la création de la structure de pilotage, la création du service de formation en ligne et une première vague de labellisation des structures de formation".
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