À Toulouse, Dominique Pon présente le futur de la santé numérique en France

Florine Galéron
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"C'est du jamais vu dans toute l'histoire de la santé en France. Des investissements colossaux vont être mis sur la table pour développer la e-santé dans le pays", se réjouit Dominique Pon.
Le directeur général de la Clinique Pasteur, à Toulouse, a été choisi en 2018 par le gouvernement pour piloter la transformation numérique du secteur de la santé en France. À l'origine, le plan Ma Santé 2022 devait consacrer 500 millions d'euros à la transformation numérique des hôpitaux. Mais crise sanitaire oblige, l'État a décidé d'engager des moyens beaucoup plus importants dans ce projet.
Si le budget a été considérablement réévalué, la feuille de route reste la même que celle qui avait été présentée par Dominique Pon l'an dernier.
Aujourd'hui, il existe déjà le Dossier médical partagé (DMP) qui permet à chaque Français d'agréger des compte-rendus de santé. L'interface est accessible en ligne via une double sécurité : un identifiant et un mot de passe ainsi qu'un code temporaire envoyé par SMS. Le projet prévoit de reprendre ce système de stockage des données sécurisées de santé, mais en revoyant totalement l'ergonomie de l'application du DMP, trop complexe.
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Du côté des professionnels, le plan a pour ambition d'élargir le répertoire des professionnels de santé. "Aujourd'hui, seules les professions qui ont un ordre de corporation comme les médecins ou les infirmières disposent d'un identifiant numérique unique. L'idée est de l'étendre à l'ensemble des professionnels, y compris le secteur médico-social", précise Dominique Pon.
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