Whoog séduit le CHRU de Montpellier pour sa plate-forme de gestion de l'absentéisme
Laurence Bottero
Laurence Bottero
Pallier aux absentéismes, et ce de manière instantanée et rapide, voilà ce que propose la plate-forme développée par Whoog et qui s'adresse plus spécifiquement aux établissements de santé. Spécialiste du développement d'applications destinées à la gestion de crise, la start-up installée à Sophia-Antipolis a mis au point une application brevetée qui permet de diffuser un message aux salariés de l'hôpital ou de la clinique répondant à des compétences préalablement définies.
"Notre solution est simple, rapide, peu onéreuse", argumente Guerric Faure qui s'appuie pour cela sur un rapport de la Cour des comptes estimant les dépenses effectuées par les établissements de santé pour pallier aux absences imprévues (contact par téléphone, sms, recours aux intérimaires...) représentaient 66 % des charges d'exploitation. "Le ROI est estimé à 2 mois et demi. Notre solution doit être perçue comme un investissement et non comme un coût".
Choisie par le Centre hospitalier régional universitaire de Montpellier pour la gestion de sa bourse aux heures supplémentaires, et ce, dès ce mois de mai, Whoog compte déjà parmi ses clients l'hôpital privé de la Casamance dans les Bouches-du-Rhône (13) et le pôle Santé Saint-Jean dans les Alpes-Maritimes (06), comprenant respectivement 400 et 550 professionnels de santé. Dans ce dernier établissement, 42 % du personnel a téléchargé l'application au cours des 9 derniers mois et le taux de réponses s'élève à 75 %.
Whoog est actuellement en phase de commercialisation et devrait annoncer la signature de trois nouveaux contrats dans les quatre prochains mois. La levée de fonds de 385 000 € réalisée en début d'année auprès du FCPR 06 et du Fonds Phitrust lui a notamment permis l'embauche d'un directeur commercial. La start-up qui emploie 6 salariés et table sur un CA 2015 de 300 000 €, sera présente au Salon Santé Autonomie en mai prochain à Paris.
Laurence Bottero
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