LabOxy optimise le process de R&D en temps réel
Anthony Rey
Anthony Rey
LabOxy, jeune start-up nîmoise créée en mai 2014 par Benjamin Néel et Christel Barbagelata, développe une solution destinée à augmenter les performances du service R&D d'une entreprise en calculant sa rentabilité, son coût, et d'autres indicateurs. L'intérêt de ce produit est qu'il vise des TPE et des PME qui ne disposent pas d'un personnel formé à cette tâche, ou qui ne possèdent pas l'outil de calcul ad hoc, trop cher et souvent réservé à de grands industriels.
Le même produit permet également de collecter les preuves nécessaires à la constitution d'un dossier pour le crédit impôt recherche (CIR). Selon Benjamin Néel, les services du ministère de la Recherche ont souligné la pertinence de l'outil et le type d'analyse fournie par le logiciel à cette fin.
L'innovation de LabOxy se présente comme un seul produit : une plate-forme en mode SaaS fonctionnant par abonnement. La start-up compte aujourd'hui "plusieurs dizaines de clients", grands comptes ou PME, dans des secteurs tels que les biotechs, l'informatique, la physique, le textile, l'agroalimentaire, etc.
Sur le volet CIR, LabOxy met en avant les parts de marché déjà conquises auprès des grands cabinets consultés à ce sujet. "Notre solution est prescrite par de grands cabinets tels que KPMG ou ACIES, qui gère à lui seul 10 % du CIR en France", insiste Benjamin Néel.
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LabOxy affiche un prévisionnel de 200 000 € sur 2015 (plus d'1 M€ en 2019), et table sur une progression annuelle de 100 %. La société n'envisage ses premiers contrats à l'export avant 2017. "La problématique du CIR est équivalente dans d'autres pays, mais nous n'en sommes, pour l'heure, qu'aux premiers contacts", justifie Benjamin Néel.
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