Le montpelliérain Azko lance un “Doctolib” de l’avocat
Thomas Tedesco

La plate-forme d'Azko compte déjà 500 cabinets clients
Azko
Thomas Tedesco

La plate-forme d'Azko compte déjà 500 cabinets clients
Azko
Obtenir un rendez-vous chez un avocat, peut, selon les spécialités et la taille du cabinet, relever du sport de combat. Entre audiences à rallonge et cabinet sans secrétariat, il est parfois difficile de prendre rendez-vous avec une robe noire.
C'est partant de cette situation, somme toute assez comparable à celle rencontrée avec les cabinets médicaux, que l'éditeur de logiciels Azko, filiale du leader européen de la legaltech Septeo (Pérols, 34), a développé une plate-forme de rendez-vous baptisée Meetlaw. Un site internet qui, sur la forme, ressemble à Doctolib, mondocteur, et allodocteur, des logiciels de prise de rendez-vous médicaux.
Si la concurrence est féroce côté médical, Meetlaw n'est pas non plus la seule plate-forme à proposer ce type de services aux justiciables et leur représentant. Ainsi, le Conseil national des barreaux propose lui aussi une solution de prise de rendez-vous en quelques clics sur son site, tout comme la société niçoise Izilaw. Pour se distinguer de l'existant, Azko met en avant, avec Meetlaw, la synchronisation des agendas avec ceux générés par Secib, un autre logiciel pour avocats appartenant à la galaxie Septeo.
Créée en 2014 suite à la loi Hamon permettant aux avocats de faire de la publicité et de démarcher une clientèle, Azko développe la visibilité des cabinets sur internet (réseaux sociaux, référencement...), propose des solutions de paiements en ligne pour le client et créé aussi des sites Internet... Un rôle auquel elle ne souhaite pas être cantonnée.
Cinq ans après sa création, l'entreprise développe 1,8 M€ de chiffre d'affaires et se trouve portée par une croissance annuelle de 30%. D'un point de vue commercial, Meetlaw s'adresse d'abord aux petits cabinets qui ne constituent pas a priori le cœur de cible habituel d'Azko.
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"La plupart de nos 500 cabinets-clients comptent cinq à dix avocats", précise le dirigeant dont la solution se présente sous la forme d'un annuaire où les avocats peuvent être trouvés par nom, département et domaines de compétence. Commercialisée au prix de 29,90 €/mois, elle a séduit 300 avocats depuis le début de l'année. Un chiffre que souhaite décupler Akzo d'ici trois ans.
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