Les Laboratoires Boiron célèbrent leurs 30 ans à Montpellier
Marie Corbel
Marie Corbel
« Nous sommes dans un secteur issu d'une connaissance empirique qui aujourd'hui est au stade industriel avec les normes qui lui sont associées », explique Emmanuel Blanc, le directeur régional grand sud des Laboratoires Boiron, à la presse invitée pour les 30 ans de l'établissement de Montpellier, le 13 avril.
Dans les laboratoires du groupe pharmaceutique de Montpellier, l'une des activités principales est la distribution des médicaments homéopathiques aux quelques 950 pharmacies clientes de l'ancienne région Languedoc-Roussillon. Un établissement similaire assure cette fonction à Toulouse pour l'ex région Midi-Pyrénées. Globalement, le grand sud compte sept établissements de ce type.
Ce maillage du territoire permet au groupe de gagner en réactivité : les quelques 10 200 commandes quotidiennes sont traitées dans la journée et envoyé en moins de 24 h dans les pharmacies de la région.
Des médicaments sont également produits à Montpellier : environ 1 200 par jour. Mais il s'agit de « toutes petites séries » ou « de préparations magistrales ». Ces dernières sont des formules prescrites par les médecins pour un patient donné. « C'est du sur-mesure », précise le directeur.
Avec un chiffre d'affaires en croissance annuel de 3 % à 5 % depuis dix ans, le site de Montpellier s'inscrit dans la dynamique du groupe dont le CA a progressé de 5 % entre 2014 et 2015 pour s'établir à 600 M€ (300 M€ pour l'activité en France).
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La politique sociale mise en place au sein des établissements est l'un des points sur lequel insiste Emmanuel Blanc. « C'est un aspect très important de notre développement qui participe à la performance de l'entreprise », souligne-t-il
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Dans les faits, cela se traduit par l'existence de plus de trente accords d'entreprise au sein de l'établissement de Montpellier. Parmi ceux-ci figurent un accord sur le temps partiel choisi, une réduction du temps de travail quatre ans avant le départ en retraite d'un salarié avec le maintien du salaire ou encore l'accompagnement des salariés dans leur projet professionnel. La polyvalence des salariés est également mis en avant : ceux-ci peuvent occuper plusieurs postes différents « afin de casser la monotonie et d'élargir leurs compétences ».
L'établissement Boiron de Montpellier compte 53 salariés et est composée à 75 % de femmes, « une conséquence de la politique en faveur du temps partiel », explique Emmanuel Blanc.
Marie Corbel
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