Ce sont deux projets de recherche majeurs pour la santé, conduits par l'Institut de génétique humaine (IGH), unité de recherche fondamentale de rang mondial du CNRS à Montpellier, qui vont être soutenus par MSDAVENIR, fonds de dotation pour la recherche du laboratoire MSD.
Le 6 juillet, Dominique Blazy, président du Conseil scientifique de MSDAVENIR, et Ghislaine Gibello, déléguée régionale du CNRS en Languedoc-Roussillon, ont signé deux partenariats destinés à soutenir la recherche fondamentale contre le VIH et le cancer en France. Le fonds de dotation met sur la table une enveloppe de 4,7 M€ sur trois ans.
Chacun des deux projet a vocation à répondre à des enjeux scientifiques majeurs dans les deux pathologies : le projet HIDE INFLAMME & Seq porte sur le ciblage des réservoirs viraux et le traitement de l'inflammation chronique associés au VIH/SIDA, et le projet GnoStiC vise à mieux comprendre les mécanismes de signalisation et de réparation de l'ADN sollicités pour faire face aux traitements contre le cancer.
Il s'agit là d'une spécificité encore rare : le financement privé de projets de recherche fondamentale menés par des laboratoires publics. Car il n'est pas fréquent qu'un laboratoire pharmaceutique investit des millions d'euros dans la recherche médicale française, « sans attendre de retour direct », assure Dominique Blazy, président du Conseil scientifique de MSDAVENIR.
Le fonds MSDAVENIR, créé en mars 2015 par la filiale française MSD France du groupe pharmaceutique américain Merck, est doté de 75 M€ sur trois ans, avec comme objectif affiché d'accélérer la stratégie de partenariats du groupe en matière de recherche.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

En avril dernier, un partenariat similaire avait été signé entre MSDAVENIR et Marseille Immunopôle pour soutenir, à hauteur de 5,4 M€, deux programmes de recherche dans le domaine de l'immuno-oncologie, l'une des aires thérapeutiques sur lesquelles est présent le groupe pharmaceutique.
À Montpellier, les équipes scientifiques se réjouissent de ce nouveau partenariat.
À lire également
Monsef Benkirane, directeur de l'IGH et porteur du projet Hide INFLAMME & Seq, rappelle que « la guérison du VIH/SIDA réclame encore un long effort de recherche ». Car bien que les traitements antirétroviraux affectent efficacement l'infection par VIH, ils ne peuvent cibler le réservoir viral persistant, empêchant l'éradication définitive du virus chez les patients, qui sont obligés de rester sous traitement à vie.
Load Stations veut investir dans son propre réseau de bornes électriques
Santé mentale : des anticorps de lamas testés contre la schizophrénie
Imagerie médicale : le français DMS Group fait entrer deux sociétés taïwanaises à son capital
En Occitanie, le chemin complexe de l’écosystème santé dans la jungle de l’IA