SurgiMAb lève 6,6 M€ pour mieux cibler le cancer

Les composés fluorescents de SurgiMAb facilite le ciblage des tumeurs par les chirurgiens
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Les composés fluorescents de SurgiMAb facilite le ciblage des tumeurs par les chirurgiens
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SurgiMAb, entreprise créée en 2011 et basée à Grabels (34), annonce à La Tribune-Objectif qu'elle vient de lever 6,6 M€ auprès de ses partenaires historiques, les fonds Cathey World Investment et Abalis Finance, en deux fois : 3,6 M€ en début d'année, et 3 M€ d'ici la fin 2018. L'opération vise à financer une nouvelle étude clinique autour de son produit : des composés fluorescents injectables qui permettent aux chirurgiens d'obtenir une image nette des tumeurs cancéreuses en temps réel.
En effet, SurgiMAb veut lancer une étude clinique en phase 3 impliquant dix centres (cinq aux États-Unis et cinq en Europe) et portant sur 300 patients pour l'utilisation de son produit dans le traitement des cancers colorectaux. Elle vient de déposer son dossier auprès de la FDA, l'agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, pour une réponse espérée sous deux mois.
Parallèlement, SurgiMAb poursuit ses travaux avec l'hôpital universitaire de Leiden (Pays-Bas) : elle vient de conclure un essai clinique (phase 1/2) en collaboration avec son équipe de chirurgiens utilisant son produit dans le traitement des cancers colorectaux et du pancréas. Ces travaux ont fait l'objet d'une publication dans la revue de référence The Lancet Gastroenterology & Hepathology en début d'année.
SurgiMAb évoque d'autres pistes explorées avec l'établissement : un nouvel essai clinique pour le cancer du rectum, portant sur 200 patients. L'hôpital de Leiden a déjà sécurisé une subvention de 800 000 € accordé par le fonds néerlandais de lutte contre le cancer, et SurgiMAb participera aussi au projet en fournissant la molécule injectable.
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Enfin, SurgiMAb (cinq salariés permanents) est déjà en recherche de nouveaux financements pour l'extension de la plate-forme technologique installée dans ses locaux de Grabels. "Nous souhaitons l'étendre à d'autres cancers, dont celui du sein, et surtout à la détection et au screening par endoscopie des cancers colorectaux : cette phase se fait jusqu'ici par lumière blanche, avec un certain taux d'erreur. Le marché est extrêmement important, notamment aux États-Unis ", rajoute Françoise Cailler.
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