Smices utilise l'IA pour révolutionner la greffe de foie

Smices développe un système nettoyant pour caméras endoscopiques
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Smices développe un système nettoyant pour caméras endoscopiques
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Positionnée dans la création de solutions innovantes aux problématiques rencontrées en bloc opératoire, l'entreprise héraultaise Smices, basée au Crès, développe Medcam, un système de nettoyage des caméras endoscopiques pour la chirurgie mini-invasive (voir ci-dessous). Mais elle vient aussi de lancer un nouveau programme de R&D autour d'une technologie ciblant la transplantation de foie.
Smices développe une intelligence artificielle (IA) destinée à évaluer la qualité d'un greffon hépatique à partir d'une simple photo prise sur le donneur. L'algorithme est en cours de perfectionnement par apprentissage profond (deep learning) sur la base de milliers de clichés de ce type.
L'étude publiée récemment sur la base d'un premier test clinique affiche un taux de réussite de 95 %. Smices a conclu un accord avec l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP, 39 hôpitaux) et le CHRU de Montpellier pour lancer l'étude clinique.
Smices envisage de démarrer la commercialisation de son produit dès 2020. "Il s'agit de software, donc les temps de développement sont plus courts que pour d'autres dispositifs médicaux", souligne Clément Labiche.
L'un des premiers partenaires de Smices sur ce produit sera l'Agence de la biomédecine, qui centralise les données sur le prélèvement et la greffe d'organes : selon Clément Labiche, l'organisation vient de sélectionner l'innovation de Smices pour l'intégrer, à terme, à ses logiciels. "Nous espérons ensuite vendre des licences aux autres agences de la biomédecine dans le monde : on en compte une par pays", envisage Clément Labiche.
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S'agissant de Medcam, Smices vient de lever les derniers verrous technologiques avant de lancer l'industrialisation du dispositif. Celui-ci se compose d'un consommable, externalisé à 100 % vers des sous-traitants, et d'une capsule réutilisable, assemblée par l'entreprise dans ses locaux du Crès.
Ensuite, Smices prévoit d'obtenir l'accréditation pour ce produit en fin d'année 2019, puis de lancer la commercialisation après un dernier audit de certification au 1er trimestre 2020. L'entreprise investit, sur l'ensemble des phases d'industrialisation, de certification et de commercialisation, un total de 900 000 €, financés par une levée de fonds, un prêt de bpifrance (180 000 €) et une dotation du fonds French Tech Seed (250 000 €).
Smices ambitionne de vendre 6 000 dispositifs la première année, puis 15 000 en 2021, et 40 000 en 2022. En plus des collaborations nouées avec des établissements français et italiens pour la phase R&D, l'entreprise vient de signer un contrat avec le plus gros distributeur suisse de dispositifs médicaux, et est en pourparlers avancés pour l'Allemagne et les pays scandinaves.
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Pour financer plus largement le développement de ses deux produits, Smices travaille déjà sur une levée de fonds de plus de 2 M€ pour 2020. La start-up (neuf salariés) créée en 2018 prévoit de trois à quatre embauches cette année, et de cinq à 10 l'an prochain.
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