Start-up numérique dédiée à l'amélioration des traitements médicaux par voie endovasculaire, Sim&Cure annonce qu'elle lève 3 M€ auprès des fonds Elaia et IT Translation. D'une part, la medtech grabelloise est connue pour une suite logicielle, "Sim&Size", conçue pour les traitements de l'anévrisme cérébral, et déjà utilisée sur 1 500 patients (dans 250 hôpitaux) depuis 2018.
D'autre part, Sim&Cure est la première medtech autorisée à commercialiser un modèle de simulation des anévrismes (intégré à ce logiciel). Le traitement de l'anévrisme, une malformation artérielle pouvant déboucher sur un AVC (accident vasculaire cérébral), suppose la mise en place d'une prothèse neurovasculaire qui, neuf fois sur dix, est surdimensionnée et donc d'une efficacité réduite : la modèle de simulation de Sim&Cure fournit des informations pour mieux dimensionner cette prothèse.
Avec ces fonds, Sim&Cure prévoie de renforcer son développement aux États-Unis. Après l'obtention d'une certification prévue cet été, la medtech ouvrira un bureau de cinq personnes à New York, à la rentrée prochaine, avant d'en ouvrir un deuxième sur la côte ouest en fonction des résultats du premier.
Sim&Cure vise également le marché chinois, dont la taille, selon certaines études, devrait dépasser l'Europe en fin d'année 2020 pour ce type de produit : Sim&Cure prévoit de démarrer sa certification en début d'année prochaine. La medtech a une autre priorité en Amérique du Sud, notamment au Brésil et en Colombie, où elle a déjà démarré des phases d'essais.
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Sim&Cure prévoit de recruter 13 personnes en 2019 (effectifs : 27), et dix de plus en 2020. Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 630 000 € en 2018, qu'elle compte porter à près de 2 M€ sur l'exercice suivant. "Un million d'euros ont déjà été réalisés cette année", conclut Mathieu Sanchez.
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