Microphyt, basée à Baillargues (34), a développé une technologie de production de microalgues sous forme de "photobioréacteurs" (systèmes tubulaires de 5 000 litres), afin de dimensionner cette production à l'échelle industrielle. "Une technologie aujourd'hui inexplorée, permettant de rendre accessible la diversité des principes actifs des microalgues", souligne Vincent Usache, directeur général de Microphyt.
La croissance de l'entreprise, qui a levé 28,5 M€ en juillet 2019 pour muscler son outil de production et ses effectifs, intervient dans un contexte porteur, la demande mondiale pour les ingrédients naturels étant en train d'exploser depuis trois ans. Or les microalgues sont très recherchées sur le marché des compléments alimentaires, des cosmétiques et de la pharmaceutique pour leurs composés à haute valeur ajoutée.
Le 20 septembre, l'entreprise a reçu de la FDA (Food and Drug Administration, organisme ayant pour mandat d'autoriser la commercialisation des médicaments sur le territoire des États-Unis) l'autorisation réglementaire pour commercialiser son premier ingrédient pour déclin cognitif sur le marché américain des compléments alimentaires, "premier marché mondial du secteur", selon Vincent Usache.
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Sur les marchés européens, Microphyt est en attente d'homologations et mise sur un feu vert qui lui permettrait de commercialiser une gamme entre la fin 2020 et le début 2021. L'entreprise vient également de lancer les demandes d'autorisation sur le continent asiatique, où des distributeurs sont déjà identifiés.
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