Bertin Nahum (Quantum Surgical) : « Nous créerons 30 à 40 emplois l’an prochain »
Guillaume Mollaret
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LA TRIBUNE - Vous venez d'obtenir le marquage CE pour votre robot chirurgical, Epione. Quel est votre sentiment à l'heure de commercialiser votre premier robot ?
BERTIN NAHUM, président de Quantum Surgical - Ce marquage CE constitue une étape majeure de notre développement. C'est en quelque sorte ce qui symbolise le passage d'un projet à un produit. C'est la preuve que le robot Epione (commercialisé au prix catalogue d'un million d'euros, NDLR) a fait preuve de son efficacité dans le traitement mini-invasif du cancer du foie. Cette technologie, qui permet de brûler localement une tumeur avec une aiguille percutanée, ne bénéficie à ce jour qu'à peu de patients.
Au-delà de la première vente, quelle est la prochaine étape pour Quantum Surgical ?
Nous avons déposé notre dossier auprès des autorités américaines, plus précisément de la Food & Drug Administration (FDA - ndlr). Nous sommes en discussion et espérons une certification au 1er trimestre 2022. Nous avons également entamé des démarches auprès du marché chinois. Le calendrier est moins prévisible. Cependant, nous anticipons une entrée sur le marché avant la fin de l'année 2022.
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Le marché des robots chirurgicaux est aujourd'hui très concurrentiel, avec un nombre toujours plus important d'outils qui sont également très spécialisés. Les systèmes de soins sont-ils en mesure de financer des acquisitions toujours plus nombreuses ?
Sur le fond, la mutation et l'afflux de technologie ont effectivement un coût. Je pense cependant que cet afflux de technologie, particulièrement dans la robotique et l'IA, est durable. Il va aller en s'amplifiant. Quand les IRM sont apparues et se sont démocratisées, la société s'est posé cette même question. Existe-t-il une alternative ? Bien sûr que non. Cette évolution est inéluctable ! Le système de soins évolue pour le bénéficie des patients. Or, toutes les techs apportent des bénéfices. On ne peut pas les ignorer pour une seule question de coût.
Guillaume Mollaret
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