A l’occasion de la signature du protocole d'accord entre MedinCell et la Banque européenne d’investissement le 9 février, la biotech héraultaise MedinCell, qui développe un portefeuille de produits injectables à action prolongée dans différentes aires thérapeutiques, confirme que la première commercialisation de son premier produit, pour le traitement de la schizophrénie, interviendra dans le courant du premier semestre 2023 aux Etats-Unis.La biotech héraultaise MedinCell (155 salariés, tous actionnaires), cotée sur Euronext Paris, développe un portefeuille de produits injectables à action prolongée dans différentes aires thérapeutiques, une technologie qui permet la libération contrôlée et prolongée d'un principe actif pendant plusieurs jours, semaines ou mois à partir d'une injection sous-cutanée.
A ce jour, MedinCell développe trois produits avec son partenaire Teva Pharmaceuticals, entreprise pharmaceutique israélienne spécialisée dans les médicaments génériques et les composants actifs.
La biotech s'apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire avec, après dix années de développement, la première commercialisation de son premier produit. Et ça se passera sur le marché américain. Ce premier produit, baptisé le "mdc IRM" à base de la molécule rispéridone, est destiné à traiter la schizophrénie. Les essais cliniques de phase 3 ont eu lieu aux Etats-Unis, qui représentent 70% du potentiel commercial. MedinCell et Teva attendent l'autorisation imminente, probablement au printemps 2023, de la Food and Drug Administration (FDA). Cette approbation sera immédiatement suivie du démarrage commercial dans le courant du premier semestre 2023 sous le nom commercial d'Uzedy. Teva a annoncé le 8 février avoir évalué le marché américain à 4 milliards de dollars et viser 20% de parts de marché.
«On serait la première biotech française avec un produit qui peut prétendre à un statut de block-buster sur le marché américain, pouvant atteindre le milliard de ventes, soit des dizaines de millions de royalties pour MedinCell »,se réjouit Christophe Douat, président de MedinCell.