Les capteurs connectés de Kinvent sont utilisés par 14.000 kinésithérapeutes pour évaluer les progrès réalisés par leurs patients. Loin de s’en tenir là, la sportech montpelliéraine vient de lever 16 millions d’euros pour conquérir le monde, marché américain en tête.La sportech montpelliéraine Kinvent, spécialisée dans les capteurs connectés à destination des kinésithérapeutes pour évaluer la rééducation fonctionnelle et la préparation physique de leurs patients, annonce une levée de 16 millions d'euros auprès du fonds d'investissement français Eurazeo via son véhicule dédié à la santé, Nov Santé.
«Cette levée va nous permettre d'accélérer sur trois axes de développement : le renforcement de notre circuit de revente et de distribution dans le monde, à commencer par le marché américain dès 2024, l'introduction de nouvelles technologies comme l'IA pour continuer à explorer notre data, et l'augmentation de notre capacité industrielle via notamment de la croissance externe, explique Athanase Kollias, président fondateur de Kinvent.Les Etats-Unis représentent un gros challenge avec ses 250.000 kinésithérapeutes facturant 100 dollars la séance. La présence de la data dans l'univers sportif y est déjà importante, ce qui correspond parfaitement à l'ADN de Kinvent.»
14.000 kinésithérapeutes dans le monde
Actuellement, près de 14.000 kinésithérapeutes utilisent les solutions Kinvent auprès de 250.000 patients, répartis dans 68 pays, dont 4.000 sont français : « Notre ambition est de capter 4% du marché mondial, soit entre deux à trois millions de kinésithérapeutes », explique Athanase Kollias.
Dans le cadre de cette phase d'accélération de son activité, Kinvent devrait voir son effectif passer de 75 personnes aujourd'hui à plus d'une centaine d'ici à la fin de l'année. Parmi les recrutements, des profils commerciaux et marketing pour développer de nouveaux pays mais aussi des profils techniques.
«Nous prévoyons de tripler notre budget R&D qui représentera une enveloppe de près de 2,4 millions d'euros, justifie le dirigeant.Dans le secteur de la santé, la bataille de la technologie ne s'arrête jamais et la R&D est essentielle pour assurer notre pérennité, même si nous estimons avoir trois à quatre ans d'avance. »