... iérain comme pionnier. Interview.
LA TRIBUNE - Comment avez-vous commencé à travailler sur les outils numériques et l'IA au sein du CHU de Montpellier ?
David MORQUIN, médecin hospitalier en maladies infectieuses, directeur médical en charge de la gouvernance des données et de la stratégie IA au pôle Transformation du CHU de Montpellier, et directeur de ERIOS - En 2012, le CHU de Montpellier a commencé à déployer le Dossier Patient Informatisé (DPI, ndlr) et ça a été pour moi la prise de conscience des conflits multiples entre une logique d'informatisation et des éléments de cœur de métier : comment confronter raisonnement médical et support informatique, comment conjuguer injonction de traçabilité, quantité d'informations et fluidité, gestion de l'imprévu, etc. J'ai créé la Délégation à l'usage du numérique pour faire le tampon entre la direction de l'hôpital et les médecins. Dans ce cadre, j'ai fait appel à l'Université de Montpellier pour évaluer les outils numériques dans l'établissement et j'ai fini par en faire un doctorat en sciences de gestion des systèmes d'information. Je suis infectiologue mais j'ai donc aussi cette deuxième casquette... Face à l'omni-dépendance de l'hôpital vis à vis de l'informatique, en 2021, nous avons répondu à un appel à manifestation d'intérêt « Santé numérique » de France 2030 (dans le cadre d'un consortium opéré par le CHU et l'Université de Montpellier avec l'éditeur en logiciels de santé Dedalus, NDLR) et nous avons obtenu un financement de 3,3 millions d'euros pour lancer ERIOS#1.