La radiothérapie repose sur l'utilisation d'une variété de rayons qui ciblent et endommagent les tumeurs, les détruisant ainsi progressivement. Elle est particulièrement privilégiée dans le traitement des près de 3,5 millions de personnes souffrant d'un cancer de la prostate ou du sein en Europe et aux États-Unis, indique une étude réalisée par Rothschild pour la biotech montpelliéraine NovaGray.
Spin-off de l'Institut du Cancer de Montpellier (ICM), NovaGray a développé un test qui permet de mesurer la tolérance à la radiothérapie des patients traités pour des cancers du sein ou de la prostate. Basée sur une double analyse biologique et algorithmique, et réalisable en laboratoire grâce un à modèle SaaS automatisé, ce test sanguin a vocation à anticiper les risques de complications en raison des effets secondaires de la radiothérapie (fibroses et des nécroses des tissus pour le cancer du sein, rectorragie ou formes d'incontinence pour le cancer de la prostate) et à optimiser les traitements.
« Plus d'un patient sur deux est traité par radiothérapie et environ 5 % vont développer des complication lourdes et irréversibles,ajoute Clémence Franc, CEO de NovaGray. Or, il n'existait pas de moyens de détecter cette sensibilité-là. Notre test estun prélèvement sanguin simple et peu invasif, une innovation de rupture qui permet de la détecter pour chaque patient, dans n'importe quel laboratoire de ville, avant de démarrer la radiothérapie. Les résultats sont accessibles en une semaine. Ce qui permet de personnaliser le parcours de soins en choisissant la bonne technique d'irradiation, la dose par séance, ou des alternatives thérapeutiques. Ce test a obtenu le marquage CE pour le cancer du sein. »