L’éditeur de logiciels métiers et fournisseur de services informatiques Alma revient sur ses enjeux de croissance, en tant que SCOP. Avec, toujours dans les cartons, des projets de croissance externe, mais aussi de développement sur de nouveaux segments de marché afin de conserver son indépendance sur un marché fortement concurrentiel.Éditeur de logiciels métiers et fournisseur de services numériques, Alma a fait le choix de développer un modèle coopératif, en se constituant dès son origine, sous forme de Scop. Quarante ans plus tard, la société a conquis de nouveaux marchés et multiplié les projets de croissance externe, tout en proposant à ses sociétés "filles" de la rejoindre sous un modèle coopératif.
Aujourd'hui, ce sont 95 salariés-actionnaires qui participent aux décisions, pour une entreprise qui pèse 10 millions d'euros de chiffre d'affaires. A l'échelle du groupe - qui inclue également ses filiales n'ayant pas encore rejoint le statut Scop -, on arrive à 160 collaborateurs pour 16 millions d'euros.
"Nous avons réalisé une croissance de 50% à l'échelle du groupe en l'espace de cinq ans", affirme Laurence Ruffin, PDG de la Scop Alma à Grenoble - également présidente de l'union régionale du mouvement Scop.
Avec sept filiales et quinze revendeurs à l'étranger, l'écosystème Alma semble avoir réussi le virage de la diversification, en passant d'une spécialité historique basée sur les logiciels de découpe 2D et 3D (CFAO), à des solutions de maintenance et d'entretien d'infrastructures et un accompagnement au développement de solutions collaboratives. Et, plus récemment, à travers la fourniture de logiciels pour le secteur de la pharmacie hospitalière.
"Préparer l'avenir"
A l'occasion de ses 40 ans, la Scop s'autorise même le lancement de nouvelles discussions autour d'un cinquième axe stratégique à développer d'ici cinq ans.
"Nous souhaitions identifier une nouvelle activité à forte valeur ajoutée dans le domaine du numérique, et qui utilise davantage l'intelligence artificielle".
Bien que toutes les possibilités restent encore ouvertes, elle précise néanmoins que lors de discussions similaires menées en 2010, trois secteurs avaient été identifiés : l'éducation, les transports et la santé.