Cinq ans d'existence, 600 projets détectés et analysés, 120 innovations sélectionnées, 20 start-ups créées, 65 contrats de transferts de technologie signés avec des entreprises, 280 déclarations de brevets et de logiciels. Tel est le bilan chiffré de la SATT (société d'accélération du transfert de technologies) AxLR, fondée en 2012 dans le cadre du programme des Investissements d'Avenir, et qui avait invité le monde institutionnel et économique à Agropolis International (Montpellier) le 27 novembre, pour célébrer ses cinq ans.
Située au carrefour du monde de la recherche et des entreprises, la SATT est spécialisée dans la maturation et la commercialisation de projets innovants issus de la recherche académique. Elle vise ainsi à améliorer la valorisation de la recherche, en accélérant notamment son transfert et son utilisation par l'industrie.
Il existe à ce jour 14 SATT, dont deux en Occitanie (150 laboratoires et 10 000 chercheurs) : AxLR à Montpellier et TTT (Toulouse Tech Transfert) à Toulouse.
L'impact socio-économique de ces investissements s'est traduit par la création de plus de 189 emplois directs ou indirects : 91 nouveaux emplois au sein des start-up ayant bénéficié des technologies développées par la SATT et 98 des ingénieurs embauchés par la SATT qui ont trouvé un emploi à l'issu de leur parcours professionnel au sein de la SATT.
Deux annonces ont été faites lors de cette soirée anniversaire. La première concerne l'actionnariat de la SATT* : des discussions sont en cours pour déterminer les modalités d'entrée à son capital de deux collectivités majeures que sont la Région Occitanie et Montpellier Méditerranée Métropole.
Une démarche de territorialisation qui réjouit le préfet de l'Hérault, Pierre Pouëssel : « Quand la Région et la Métropole s'entendent, ça va dans le bon sens ! Il faut que la Région et les Métropoles convergent dans l'intérêt collectif et du développement des territoires. C'est un signe de très bon augure ».
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Par ailleurs, Nadia Pellefigue annonce également la fusion prochaine de Languedoc-Roussillon Incubation (LRI, incubateur destiné à promouvoir la création d'entreprises innovantes à partir des travaux de recherche des établissements d'enseignement supérieur et des organismes de recherche publique), présidé par François Pierrot et dirigé par Philippe Gabrion, avec la SATT AxLR.
Les équipes de LRI, qui sont déjà installées dans le même bâtiment que la SATT AxLR, seront intégrées à la SATT. L'incubateur célèbrera la semaine prochaine sa 200e entreprise accompagnée.
Deux tables rondes sur l'innovation et la recherche ont donné la parole à une douzaine d'intervenants régionaux mais aussi nationaux, comme Medhi Gmar (directeur adjoint « valorisation de la recherche » au Commissariat général à l'Investissement), Pierre Roy (directeur adjoint de l'innovation et des relations avec les entreprises au CNRS à Paris) ou Nicole Villeneuve (directrice de recherche des maladies cardio-vasculaires, Institut de Recherche Servier).
Chacun a témoigné de ses liens avec la SATT AxLR et de leurs vertus.
Enfin, deux entrepreneurs venaient narrer leur expérience avec la SATT. Nicolas Philippe, CEO de SEQONE (séquençage du génome à haut débit) se félicite d'avoir reçu une écoute à une époque où on parlait encore peu de médecine génomique.
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* À ce jour, la SATT AxLR compte 11 actionnaires : Caisse des dépôts et Consignations, Centre National de la Recherche Scientifique, Université Montpellier, Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), Université de Perpignan Via Domitia, Montpellier SupAgro, École Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier, Institut national de Recherche en Sciences et Technologies pour l'Environnement et l'Agriculture (IRSTEA), Université Paul Valery Montpellier 3, Université de Nîmes.
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