Comment Biodiv-Wind protège les oiseaux des pales d’éoliennes

Biodiv-Wind (Béziers) a développé la solution SafeWind pour réduire le risque de collision entre les pales d'éoliennes et les oiseaux
Biodiv-Wind

Biodiv-Wind (Béziers) a développé la solution SafeWind pour réduire le risque de collision entre les pales d'éoliennes et les oiseaux
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Chauve-souris, vautour, aigle ou milan royal... Ces espèces rares ou protégées sont scrutées à la loupe lors des études d'impact réalisées au préalable de l'installation d'un parc éolien, et le suivi et la prévention des risques de collision de la faune volante avec les éoliennes sont devenus des enjeux majeurs pour les producteurs d'énergie renouvelable.
Biologiste de formation, avec une double expérience à la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Aude-Hérault et chez EDF Renouvelables, Henri-Pierre Roche a très tôt réfléchi à la cohabitation entre les éoliennes et la faune volante. Il est vite arrivé à la conclusion que « seules les solutions technologiques peuvent apporter des réponses nouvelles aux enjeux de conservation de la biodiversité ».
En 2008, il met au point un dispositif de détection de faune volante à proximité des éoliennes, destiné à réduire le risque de collision, et le fait breveté d'abord en France, puis rapidement en Europe et aux États-Unis.
Biodiv-Wind, hébergée à la pépinière d'entreprises Innovosud à Béziers (34), emploie aujourd'hui dix salariés et réalise un chiffre d'affaires annuel de 1 M€. Ses clients sont les exploitants d'éoliennes : EDF-Renouvelables, Engie ou Quadran (Direct Energie/Groupe Total) ou encore des exploitants étrangers implantés en France.
Si SafeWind intéresse prioritairement le marché des éoliennes terrestres, il peut aussi adresser celui des éoliennes off-shore. Biodiv-Wind s'est notamment positionné sur les trois projets d'éolien flottant en Méditerranée, le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) ayant exigé des suivis caméras sur tous les projets pilotes.
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Outre une dizaine de recrutements sur les deux ans qui viennent (des profils d'informaticiens, d'écologues-naturalistes et de techniciens en électricité et électronique) pour assurer son développement, l'entreprise est sur le point de boucler une levée de fonds de 1,5 M€.
Elle vient de décrocher le Pass French Tech, « un accélérateur dans les négociations de notre levée de fonds, mais aussi un gain de visibilité vis-à-vis de nos clients, une source de motivation pour les équipes en interne et un argument pour attirer de nouveaux talents », évalue Henri-Pierre Roche.
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Le dirigeant travaille déjà aux étapes suivantes : « Nous sommes en communication permanente avec nos systèmes, et demain, nous voulons pouvoir proposer d'anticiper des migrations importantes et alerter les éoliennes, connectées entre elles, en aval... Par ailleurs, nous allons nous lancer dans le deep-learning pour reconnaître les espèces par identification automatique et être plus fins dans la réaction à mettre en place. Aujourd'hui, nous avons une banque de données avec des dizaines de milliers de vidéos et nous espérons avoir les premiers résultats exploitables d'ici un an ».