Désinfection par Led-UV : T.zic peut-elle œuvrer contre le Covid ?

T.zic développe des systèmes de désinfection de l'eau au point d'usage par Led-UV.
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T.zic développe des systèmes de désinfection de l'eau au point d'usage par Led-UV.
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La start-up T.zic développe un dispositif domestique de traitement instantané de l'eau par Led UV, baptisé UVOJI : un boîtier que l'on installe sous l'arrivée d'eau et qui élimine bactéries, virus, parasites et spores sans produit chimique et qui ne se déclenche qu'au moment où on en a besoin.
T.zic a été créée en 2016 à Cap Alpha (Clapiers - 34) par Thomas Séchaud, Thomas Zunino et Manuel Bouhelier, et est incubée au BIC de Montpellier. Elle emploie 16 salariés sur trois sites : Clapiers, Grasse (bureau d'études) et Toulouse (commercial et marketing) - et a réalisé un chiffre d'affaires de 400 000 € en 2019, qu'elle compte monter à 2,5 M€ en 2020.
Fin 2019 (elle n'a communiqué que récemment), elle a levé 1,1 M€ auprès de business-angels (Provence Business Angel et Invest Essor), d'investisseurs et de Bpifrance, ainsi que sur la plate-forme de financement participatif Wiseed (400 000 €).
L'objectif : booster l'axe commercial, rechercher des distributeurs, avancer sur l'axe industriel (ligne de production, stock, partenariats avec des sous-traitants, et soutenir la R&D (nouvelles gammes de désinfection d'eau, nouvelles applications, propriété intellectuelle).
La start-up travaille en partenariat avec l'entreprise APF 34 pour la production de ses boîtiers. De 50 à 100 unités produites par mois aujourd'hui, T.zic prévoit une montée en charge progressive lui permettant d'atteindre les 500 à 700 unités d'ici la fin 2020.
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La solution de T.zic peut-elle servir dans la crise sanitaire actuelle d'une manière ou d'une autre ?
Thomas Séchaud rappelle que « le Covid19 étant un micro-organisme pathogène possédant un ARN (acide nucléique, ndlr), le rayonnement LED UV-C est efficace et inactive le virus. Il peut donc être utilisé pour la désinfection de surface et textile, sous réserve de validation médicale, notamment pour la réutilisation de masques FFP2. En revanche, il n'est pas possible de l'utiliser sur l'homme pour se désinfecter le corps et les mains ».
Pour l'heure, T.zic propose trois gammes (de 350 à 1300 € pièce, selon le débit de traitement) : « OJI safe, premier produit de la gamme, OJI cure pour ceux qui veulent aussi traiter les matières en suspension et éliminer goût et odeur, et OJI Reuse pour le traitement des eaux grises au point d'usage, destiné aux camping-cars, bateau de plaisance, etc. Nous devions d'ailleurs lancer, le 16 mars dernier, le boîtier développé pour Narbonne Accessoires », précise Thomas Séchaud.
Le marché-cible de la start-up vise les particuliers en France, au Maghreb, en Europe du sud. La commercialisation en Asie du sud-est était programmée pour 2020, mais elle est freinée par la crise sanitaire du Covid-19.
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En 2019, T.zic a intégré la 1e promotion d'innovation sociale de la Croix-Rouge, pour qui elle a installé ses systèmes dans plusieurs centres de santé ne disposant pas d'eau potable en France et à l'étranger.
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