La start-up IAGE expérimente un traçage de l’épidémie par les eaux usées
Valentine Ducrot
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La startup IAGE expérimente le traçage du Covid-19 dans les eaux usées du bassin de Thau.
IAGE
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La startup IAGE expérimente le traçage du Covid-19 dans les eaux usées du bassin de Thau.
IAGE
La détection du coronavirus dans les eaux usées pourrait constituer une avancée fondamentale pour suivre l'évolution de l'épidémie dans la population. Un nouveau procédé, initié par la start-up IAGE, est en cours d'expérimentation dans le cadre de la plate_forme d'innovation territoriale du Bassin de Thau.
Hébergée depuis 2017 à Agropolis Montpellier et spécialiste de l'analyse biologique environnementale, IAGE est spécialisée dans le diagnostic de plusieurs matrices en PCR (test diagnostique par réaction en chaîne par polymérase) Digitale. Cette technologie très robuste, référente dans le milieu médical, est notamment utilisée dans le domaine de la cancérologie et des maladies infectieuses pour des applications environnementales (sanitaires, alimentaires...).
Pour pouvoir expérimenter ce procédé, IAGE s'est rapprochée du Lab'Thau, plate-forme d'innovation territoriale portée par le Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT).
Lorsqu'il est excrété par le corps, le virus, partiellement dégradé, présente peu de risques infectieux. Mais alors que les premiers symptômes du Covid-19 peuvent survenir jusqu'à quinze jours après l'infection, les fragments du virus excrétés par le corps sont détectables en moyenne quatre jours après la contamination.
Privilégiant les zones à plus forte densité comme Sète, Mèze ou Marseillan, la start-up IAGE a procédé à des premiers prélèvements pour trouver un marqueur de l'évolution du virus qui va donner lieu à des analyses.
Valentine Ducrot