Ransomware, mode d’emploi sur le dark web : pourquoi Pradeo alerte

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Getty Images

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Presque tout le monde le sait aujourd'hui : un rançongiciel (ou ransomware en anglais) est un programme malveillant dont le but est d'obtenir de la victime le paiement d'une rançon en échange de la remise en fonctionnement d'ordinateurs ou d'un système d'information.
Comme le rappelle l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI), en pratique, la plupart des rançongiciels chiffrent par des mécanismes cryptographiques les données de l'ordinateur ou du système, rendant leur consultation ou leur utilisation impossible. L'attaquant adresse alors un message non chiffré à la victime, lui proposant, contre le paiement d'une rançon, de lui fournir le moyen de déchiffrer ses données.
Dans le catalogue des outils des cybercriminels motivés par l'appât du gain, les rançongiciels figurent désormais en bonne place. Et ces derniers mois, les médias se sont fait l'écho de plusieurs cyberattaques visant des organisations privées et publiques par le biais de rançongiciels, comme récemment, la Ville de la Rochelle en décembre 2020, l'hôpital d'Oloron-Sainte-Marie en mars 2021, ou encore le Groupe Pierre Fabre fin mars 2021.
L'entreprise montpelliéraine Pradeo, spécialisée dans la sécurité des applications et terminaux mobiles, observe ce phénomène avec inquiétude, notamment dans les applications mobiles. Elle donne ainsi quelques chiffres marquants : « Les cybercriminels utilisent de plus en plus ce vecteur pour atteindre les organisations. En 2020, 1,1% des applis ont un ransomware, contre 0.01% en 2019, soit une augmentation de +10.900% ».
Sur le dark web, ces plateformes offrent ainsi aux cybercriminels, pour la somme de 1.000 $, un service SaaS simple, permettant de définir quel fichier chiffrer sur la machine de la victime, de définir le prix et l'adresse à laquelle envoyer la rançon (paiement en cryptomonnaie).
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Pradeo met en garde contre cet accès simplifié à ces procédures malveillantes qui permettent désormais « de toucher plus facilement en masse beaucoup de petites structures où l'hygiène informatique n'est pas suffisante ». Multipliant donc les chances d'arriver à leurs fins.
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