Le 31 octobre, Innoval, groupe coopératif des services en amont de l’élevage basé en Bretagne, annonce qu’il devient l’actionnaire majoritaire de l’agritech montpelliéraine ITK, spécialisée dans les solutions de modélisation agronomique et d'intelligence artificielle. Une opération qui acte le désengagement capitalistique de la société d’investissement Starquest Capital, son actionnaire historique, et du groupe EDF qui était monté au capital en décembre 2021.C'est l'une des entreprises du numérique les plus en vue de l'écosystème de l'innovation montpelliérain : ITK (80 salariés), fondée en 2003 par Eric Jallas, docteur et chercheur en agronomie au CIRAD, et spécialisée dans les solutions de modélisation agronomique et d'intelligence artificielle, change de main. Le 31 octobre, le groupe coopératif breton Innoval, qui propose des services amont aux éleveurs, annonce racheter la majorité du capital de l'agritech, devenant son actionnaire de référence aux côtés du groupe coopératif américain Land'O'Lakes Inc. (grande coopérative laitière des Etats-Unis) et d'Eric Jallas. Cette opération marque ainsi le désengagement capitalistique du groupe EDF et de la société d'investissement Starquest Capital, son actionnaire historique.
Eric Jallas, qui reste le deuxième actionnaire d'ITK, n'est cependant plus président de l'entreprise et indique à La Tribune avoir signé « un contrat de prestation de service d'un an pour accompagner le processus d'intégration ».
Départ d'Aline Bsaibes
Les solutions prédictives (en mode Saas) proposées par ITK ont vocation à optimiser les performances techniques, économiques et environnementales des systèmes de production agricole. En vingt ans d'existence, ITK a développé une plateforme d'IA permettant de générer des jumeaux virtuels de systèmes de productions agricoles d'intérêts permettant d'améliorer les anticipations des agriculteurs et de les accompagner dans leur stratégie de réduction de l'usage de pesticides et intrants et de l'irrigation.
En décembre 2021, ITK annonçait une levée de fonds de 10 millions d'euros auprès Starquest Capital et du groupe EDF (par l'intermédiaire d'EDF Pulse Holding), pour renforcer son offre dans la décarbonation et la prévention des risques agroclimatiques. C'est la première fois que l'énergéticien français investissait dans une structure du monde agricole, indiquant alors vouloir accompagner le secteur à « trouver des solutions pour adapter et améliorer la résilience du monde agricole face au changement climatique ».