En 2018, Toulouse sera pour la première fois "cité européenne de la science"

Florine Galéron

Florine Galéron
C'est un jury international qui a désigné en décembre dernier la ville de Toulouse pour accueillir l'ESOF (Euroscience open forum) en 2018. Le choix en faveur de cette candidature s'est fait suivant toute une batterie de critères.
Pour appuyer sa candidature, Toulouse a dû choisir une institution partenaire, l'Université fédérale de Toulouse, et s'appuyer sur le CNRS désigné "champion" de l'événement et chargé d'obtenir le label de ville scientifique européenne.
L'événement aura lieu dans les nouveaux locaux de l'université fédérale de Toulouse, bientôt situé sur le Quai des Savoirs (avenue Jules Guesde) . Anne- Cambon-Thomsen, directrice de recherche au CNRS qui a coordonné la candidature toulousaine, décrit :
Au programme des différents débats : la politique scientifique, les carrières des jeunes, les relations entre science, business et innovation ...
Parallèlement, un lieu d'exposition permettra au grand public d'aller à la rencontre des grandes institutions européennes. Pour la France, le CNRS, l'Inserm ainsi les grandes universités devraient faire partie des participants. Par ailleurs, des événements seront prévus toute l'année pour faire de Toulouse la cité européenne de la science.
"Tous les lycées de la future région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon pourront préparer des événements pour 2018", précise Anne- Cambon-Thomsen.
"L'ESOF a un double objectif : montrer tous les deux ans les avancées des travaux scientifiques européens et faire participer le grand public à des débats", explique la présidente de l'université Marie-France Barthet.
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"C'est un foyer de rencontres entre les scientifiques. Il est rare qu'un astronome et un spécialiste du cancer puissent discuter dans un même lieu", ajoute Anne Cambon-Thomsen.
Ces rencontres seront aussi une formidable vitrine pour la métropole toulousaine dont les organisateurs espèrent mieux faire connaître le terreau scientifique local. Lors du dernier forum, plus de 400 journalistes avaient couvert la manifestation.
La simple tenue de l'ESOF devrait générer une activité économique importante pour la ville. Mais le forum revêt également un enjeu politique, comme l'explique Anne Cambon-Thomsen :
Lors des précédentes éditions, le budget avoisinait les 5 millions d'euros pour la préparation et la tenue du forum. C'est aux organisateurs de trouver les fonds disponibles en sollicitant par exemple des partenariats avec des entreprises ou institutions locales. Par ailleurs, la Commission européenne s'est déjà engagée à verser une subvention.
Une équipe de 20 personnes issues des différents acteurs de l'événement sera spécifiquement dédiée en 2018 à la tenue de l'événement.
Ces rencontres européennes ont été initiées pour la première fois en 2004 par Euroscience, l'association européenne pour la promotion de la science et de la technologie. Après Stockholm, Munich, Barcelone, Turin, Dublin ou dernièrement Copenhague, pour la première fois la France va accueillir l'événement.
Florine Galéron