À Toulouse, le secrétaire d'État Thierry Mandon veut rassurer les universités et la recherche

Gael Cérez

Gael Cérez
Ce jeudi 16 juillet, Thierry Mandon, le nouveau secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la recherche, était à Toulouse pour la matinée. Nommé le 17 juin, trois mois après la démission pour raisons de santé de Geneviève Fioraso - une vacance qui avait inquiété le milieu de la recherche - Thierry Mandon est venu réassurer le soutien du gouvernement aux universités et à ses chercheurs.
Première étape de son programme toulousain, Thierry Mandon s'est rendu à l'université Paul Sabatier pour le lancement du programme de rénovation "Université 2025".
Première en France, le programme de rénovation est en effet cofinancé par l'université et la Caisse des dépôts à hauteur de deux millions d'euros via un dispositif de financement original : l'intracting.
Un appel que n'a pas contredit le secrétaire d'État. "Si nous pouvons le reproduire ailleurs, nous le ferons, a déclaré Thierry Mandon. Auparavant, l'État misait sur les PPP et confondait engagement sur la durée et urgence tout en confiant les clefs à des grands groupes. L'Université Paul Sabatier a la bonne idée de s'interroger sur cela. Je tenais à le souligner et à vous en féliciter."
Rappelant que c'est "la recherche qui maintient notre pays debout", Thierry Mandon a incité les entreprises chargées de la rénovation à utiliser les innovations développées dans le cadre du programme NéOCampus qui lui avaient été présentées lors de son arrivée à l'université.
Après les sciences "dures", Thierry Mandon s'est rendu à l'université de Sciences sociales Jean Jaurès, pour en inaugurer la toute nouvelle Maison de la recherche. Ce bâtiment flambant neuf de 10 000 m2, conçu par les agences d'architecture Valode et Pistre et Cardete et Huet, a été livré à l'université en janvier dernier. Il s'ajoute à la première Maison de la recherche construite en 1994.
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"Cet espace était indispensable pour avoir une recherche innovante à l'université Jean Jaurès, s'est félicité Jean-Michel Minovez, le président de l'université, qui a rappelé l'engagement de l'État dans la reconstruction totale du campus. "Plus de 300 millions d'euros ont été investis en 15 ans, au deux tiers pris en charge par l'État, a-t-il précisé. C'est le seul campus de France complètement reconstruit."
Financées par le Contrat de plan État-Région 2015-2020, deux plateformes technologiques sont en cours d'installation dans les locaux inaugurés ce jeudi. La première, dédiée à l'étude des "comportements, cognition et usages" permettra d'attirer "des laboratoires et des instituts de recherche européens pour multiplier les collaborations de haut niveau". La seconde, consacrée aux archéosciences et à l'environnement de Midi-Pyrénées, regroupe les laboratoires Geode et Traces sur un espace de 1230 m2.
"Maintenant, nous sommes dotés comme les grands laboratoires européens", ont confié à Thierry Mandon les différents chercheurs rencontrés pendant la visite des locaux.
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Après ce passage du côté du Mirail, Thierry Mandon a réalisé une visite éclair dans les futurs locaux de la Communauté d'universités et d'établissements (Comue) Toulouse qui abritera un "guichet unique" pour les étudiants à partir du 1er septembre près du Quai des savoirs, allées Jules Guesde. Une réunion avec les acteurs de la Comue a clos cette première visite du secrétaire d'État à Toulouse.
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