Des Toulousains vont observer des poussières de l'espace

Florine Galéron

Florine Galéron
Pas de télescopes ou de satellites en vue pour la mission Pilot qui doit démarrer ce jeudi 10 septembre. Installées au Canada au cours de la mission, les équipes toulousaines de l'Irap et du Cnes utiliseront cette fois un ballon stratosphérique pour observer les plus petits éléments présents dans l'espace : les grains de poussières interstellaires.
Le ballon prendra son envol depuis le Canada et se positionnera à 40 km au-dessus de la Terre.
Pendant une trentaine d'heures, il pourra établir une cartographie des poussières de l'espace visibles depuis l'hémisphère Nord de la Terre. Un second vol prévu au premier semestre 2017 s'élancera de l'Australie pour observer l'hémisphère Sud et compléter la cartographie.
Comment l'instrument va-t-il pouvoir observer ces poussières minuscules ?
Pilot est le premier instrument au monde dédié à l'observation des poussières interstellaires. La mission des chercheurs sera de faire le tri entre toutes ces poussières, entre celles qui remontent au big bang et les éléments beaucoup plus récents. Après avoir établi une carte précise de ces émissions parasites issues de notre galaxie, les scientifiques espèrent avoir une meilleure connaissance de la genèse de l'univers. L'autre intérêt de la mission est de comprendre le rôle des lignes de champ magnétiques présentes dans l'espace. Les poussières de l'espace sont en effet comme des aimants et leur orientation permettra à la mission de comprendre ce phénomène magnétique encore mystérieux pour les astrophysiciens.
Florine Galéron