Les secrets de fabrication du premier violon imprimé en 3D

Julien Courdesses
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Julien Courdesses
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Il voulait fabriquer son propre instrument de musique. Son projet aura finalement fait le tour du monde. Du JT de TF1 à une émission de télé au Paraguay, Laurent Bernadac a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps. L'origine du succès ? Le 3Dvarius, premier violon électrique réalisé grâce à une imprimante 3D et dont il est le créateur.
Car Laurent Bernadac possède une double casquette atypique. C'est d'abord un passionné de violon, un instrument qu'il pratique depuis l'âge de cinq ans et qui l'a probablement poussé à intégrer la section jazz du Conservatoire de Toulouse, dont il est aujourd'hui diplômé. Mais l'homme est également ingénieur en génie mécanique et énergétique à l'Insa de Toulouse. Pratique lorsque l'on veut créer soit même son propre instrument.
Laurent Bernadac va alors passer trois ans à concevoir "son" violon. L'ingénieur mélomane fait dans un premier temps l'acquisition d'une bible de lutherie. "Je suis parti d'un modèle de Stradivarius (qui donnera son nom au modèle final), ce sont des violons absolument légendaires, des instruments de grande qualité. J'ai supprimé toutes les parties "inutiles" pour ne garder que l'essentiel. J'ai ensuite rajouté mes petites touches personnelles."
Reste alors à savoir en quelle matière sera composé le violon. Laurent Bernadac essaye d'abord l'aluminium, mais le procédé de fabrication se révèle beaucoup trop coûteux. Au tour du Plexiglas de tenter sa chance, mais une fois assemblé, l'instrument pèse trop lourd : un kilo au lieu des 450 grammes habituels.
L'ingénieur s'intéresse alors à l'impression 3D. "Dans le domaine professionnel, on peut avoir accès à du matériel de très bonne facture", précise-t-il. De plus, construire un appareil sur un seul bloc permettrait de limiter les effets de résonance. Un argument de qualité qui finit de convaincre le violoniste. C'est l'entreprise Polyform, basée à Colommiers, qui est sollicitée pour donner vie à l'instrument. Quant au matériau, ce sera de la résine transparente. Trois jours de fabrication plus tard, le 3Dvarius voit le jour.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Julien Courdesses
Jean-François Zygel : « En musique, l'IA générative est devant un échec »
Aéronautique : front commun de l'Isae-Supaero et l'Enac face à la compétition internationale
Feu dans les moteurs d'avion : la France lance une plateforme unique au monde
Le casino Barrière de Toulouse, premier en France à adopter le contrôle biométrique