En 2015, des découvertes majeures dans les laboratoires toulousains

Gael Cérez
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L'Institut de recherche en informatique de Toulouse (Irit) a signé en juin 2015 une convention pour officialiser son partenariat avec l'École nationale supérieure de la police, chargée de former commissaires et officiers. Les outils d'analyse des mégadonnées et d'intelligence artificielle mis au point par les chercheurs pourront aider les enquêteurs à identifier un suspect et alerter les forces de l'ordre en cas d'intrusion suspecte.
Capitale mondiale de l'aéronautique, Toulouse est aussi l'une des capitales mondiales de l'étude des champs magnétiques intenses. Le LNCMI, le laboratoire dédié à cette discipline scientifique peu connue, a inauguré de toutes récentes installations en 2015. L'investissement de 2,2 millions d'euros lui permettra de faire avancer la recherche dans le transport et le stockage de l'énergie notamment, et de renforcer sa position de référence mondiale.
Alternative aux micro-batteries en raison de leur puissance élevée et de leur longue durée de vie, les micro-supercondensateurs sont limités par leur capacité de stockage. C'est justement sur ce point que des chercheurs du Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (LAAS-CNRS) à Toulouse, et de l'INRS au Québec, ont fait une avancée considérable. Leurs travaux ont en effet permis de multiplier par mille la capacité de stockage d'une nouvelle électrode. Une découverte intéressante à l'heure où le développement des systèmes électroniques embarqués et des technologies sans fil nécessitent de miniaturiser les dispositifs de stockage d'énergie.
Après deux ans de recherche, une équipe française impliquant principalement des chercheurs du CNRS et du CEA (et comptant des chercheurs toulousains du Cirimat), au sein du RS2E (Réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie) ont développé la première batterie utilisant des ions sodium au format "18650", un format industriel standard. Beaucoup plus abondant et moins coûteux que le lithium, cette technologie offre une alternative aux batteries lithium-ion dans certains secteurs et intéresse déjà les industriels. Elle pourrait à l'avenir permettre le stockage d'énergies renouvelables.
Gael Cérez