Spatial : l'Irap, un laboratoire dans les étoiles

Gael Cérez
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"Je vais vous donner les dernières nouvelles du cosmos." Philippe Louarn n'est pas - à ce qu'il dit - un habitué des conférences de presse, mais il a l'art d'attraper l'attention de son auditoire.
Chercheur en astrophysique, il dirige depuis cette année l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie rattaché au CNRS et à l'université Toulouse III - Paul Sabatier, né en 2011 de la réunion de plusieurs laboratoires. Du cœur des planètes aux confins du cosmos, l'Irap se déploie sur un vaste champ d'étude et emploie près de 300 personnes (chercheurs, ingénieurs, techniciens et doctorants).
Outre les États-Unis, les laboratoires qui composent l'Irap ont, par le passé, souvent collaboré avec l'URSS. Aujourd'hui, les équipes travaillent davantage avec l'Europe et la Chine.
Spirou, Solar Orbiter, SuperCam et bien d'autres. Doté d'un budget de 25 millions d'euros par an, l'Irap participe à de nombreux projets scientifiques d'envergure.
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Actuellement, Philippe Louarn travaille sur PAS (proton alpha sensor), un instrument qui sera embarqué sur la sonde Solar Orbiter. "Il va caractériser la matière éjectée par le soleil, explique le scientifique. L'instrument sera chauffé à 500°C quand il sera face au soleil et refroidira à - 100°C quand il s'en éloignera. Toute la contrainte est là." La mission devrait être lancée en 2018 et débutera ses mesures en 2022 autour du soleil.
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