À Toulouse, la pyrotechnie au cœur des questions de défense nationale

Sophie Arutunian
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Les systèmes pyrotechniques sont partout où se trouvent un déclencheur : dans un airbag, dans un déclencheur d'avalanche, dans les moteurs de voiture, et bien sûr dans un feu d'artifice. Le secteur représente 1,2 milliard d'euros en France, seulement voilà, les allumeurs actuels sont issus de technologies vieillissantes qui ne sont plus adaptées aux évolutions des usages. C'est pour mettre en commun leurs recherches et apporter de l'innovation dans ce secteur que la société Lacroix, un des leaders mondiaux en matière de pyrotechnie, s'est associée au LASS-CNRS à Toulouse pour créer le laboratoire Impyact (Innovative Microsystems for Pyrotechnic Applications of Combined Technologies). Actuellement, 10 personnes travaillent dans ce laboratoire, qui nécessite un investissement moyen de 300 000 euros par an pendant 10 ans. Il a été inauguré le 23 novembre.
En salle blanche, les chercheurs du laboratoire travaillent notamment sur de nouveaux matériaux ©photo Rémi Benoit
Directrice de recherche au LAAS-CNRS et spécialiste de la pyrotechnique, Carole Rossi, qui a initié le partenariat avec Lacroix, assure que la modernisation des technologies pyrotechniques représente un enjeu important au niveau industriel et au niveau de la sécurité.
Ainsi, les équipes du laboratoire travaillent à l'intégration de nouveaux nanomatériaux réactifs compatibles "Reach", c'est à dire respectant les normes européennes en matière d'environnement.
L'autre objectif de ce travail en commun est de pouvoir transformer les systèmes pyrotechniques en véritables objets connectés, aux multiples fonctionnalités.
Sophie Arutunian