Industrie du futur : pourquoi il est trop tôt pour investir dans la fabrication additive

Sophie Arutunian
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Ce mardi 10 janvier ont été présentés les résultats d'un travail entamé depuis plus d'un an par l'agence régionale Madeeli sur la fabrication additive (impression 3D appliquée à la production industrielle). Cette technologie à laquelle "la région doit se préparer", selon Madeeli, présente plusieurs niveaux de complexité :
Une convention internationale sur la fabrication additive sera d'ailleurs organisée à Labège le 21 novembre 2017.
La fabrication additive, appelée aussi ALM (Additive Layer Manufacturing), nécessite des investissements importants. Certaines machines grand public se vendent 150 euros en grande surface, mais les machines d'impression métal industrielles valent entre 500 000 euros et 1,5 million d'euros. Quant aux fournitures - les poudres - elles dépassent les 600 euros le kilo. Conséquence : peu d'acteurs locaux maitrisent réellement cette technologie aujourd'hui.
La fabrication additive est particulièrement adaptée aux filières les plus en pointe car elle permet des gains de temps et de coûts considérables, et permet aussi de créer des pièces qui peuvent revêtir des formes révolutionnaires qui étaient impossibles à réaliser autrefois. L'aéronautique et le spatial, avec leurs pièces complexes, sont donc particulièrement concernés, mais "c'est paradoxalement les limites actuelles de la technologie : imprimer en 3D reste encore un travail lent, adapté à des petites séries" précise l'étude. Peu d'intérêt donc pour l'automobile par exemple, qui produit chaque modèle à plusieurs millions d'unités (en dehors du luxe et du sport qui travaillent déjà en 3D).
Sophie Arutunian
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