La France tente de définir sa stratégie sur l'intelligence artificielle
Maxime Birken
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Sous impulsion d'Axelle Lemaire, ancienne secrétaire d'État en charge du Numérique et de l'innovation, a été lancé en janvier 2017 le projet France IA. Ce projet a pour but de définir une stratégie nationale concertée et de mettre en avant le potentiel de la France dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA). Pour rappel, on appelle IA la science dont le but est de faire faire par une machine des tâches que l'homme accomplit en utilisant son cerveau. L'intelligence artificielle touche tous les domaines: agriculture, climat, IoT, industrie...
La priorité de France IA est d'identifier et de fédérer les acteurs du secteur, afin de favoriser la structuration d'une véritable filière industrielle de l'IA en France. Le projet d'Axelle Lemaire doit permettre de lancer des groupes de réflexion un peu partout en France. Ce fut le cas à Toulouse le 3 mars 2017 au Village by CA.
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Parmi les invités, Ronny Fehling, le responsable des technologies de l'avionneur Airbus est d'abord revenu sur l'utilisation même de l'intelligence artificielle. "Ce n'est pas une façon de faire mieux que les humains, juste une façon différente de le faire". Il est venu conforter les propos introductifs de Nadia Pellefigue, venu représenter la région Occitanie. "L'intelligence artificielle n'est pas bonne ou mauvaise, elle se dessine en fonction de la façon dont elle est orientée", a déclaré la vice-présidente de la région.
Les discussions se sont ensuite orientées vers les différences de fond entre la France et États-Unis sur la question de l'IA. Pour Ronny Fehling, la France et les États-Unis n'ont pas la même façon d'aborder l'intelligence artificielle. Selon lui "la France comme les États-Unis font partie des leaders mondiaux sur l'IA, mais aux États-Unis, on voit les problèmes comme des opportunités. Ce n'est pas le cas en France, cela relève d'un problème culturel". Ses propos sont confirmés par une étude publiée début 2016 par l'Observatoire B2V et l'Ifop. Dans cette étude, 65 % des Français sont inquiets vis-à-vis de l'intelligence artificielle, contre seulement 22 % des personnes aux États-Unis. Une différence de rapport à l'intelligence artificielle qui peut en partie expliquer l'avance évidente des sociétés américaines comme Google, Amazon, Facebook ou Apple (GAFA) par rapport aux entreprises françaises.
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