Spatial : que change le big data ?

Florine Galéron
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Le 6 septembre dernier, la fusée Ariane 5 a vu son tir annulé dans les ultimes secondes précédant le décollage. Un incident qui n'avait plus été rencontré par le lanceur de satellites depuis mars 2011. "Les opérateurs humains n'avaient pas vu ce problème. C'est l'ordinateur qui a repéré à la dernière seconde une donnée mauvaise sur des milliers passées en revue", raconte Gilles Rabin, directeur de l'Innovation au Centre national d'études spatiales (Cnes) lors du débat organisé à Toulouse à l'occasion de la Mêlée numérique, sur l'apport du big data dans le secteur du spatial.
Pour mesurer l'ampleur de cette masse exponentielle d'informations qui parviennent aux ingénieurs, Philippe Gaspar, directeur du service innovation de CLS (société toulousaine spécialisée dans l'observation maritime par satellite) prend l'exemple de son domaine d'expertise : la pêche.
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Ce saut technologique influe directement sur le modèle économique des acteurs du spatial. Des startups balbutiantes mais également des Gafas comme Google se positionnent sur le marché très juteux des données spatiales et viennent bousculer les entreprises historiques. Cette percée est facilitée également par l'ouverture des données spatiales. Par exemple, le programme européen Copernicus donne un libre accès aux données à la famille de satellites d'observation de la Terre Sentinel. Google a ainsi lancé en septembre 2016 Global fishing watch, une plateforme censée repérer les bateaux pratiquant la surpêche à travers le monde entier. Une fausse-bonne idée pour Philippe Gaspar :
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