Antabio lève 7 millions d'euros pour lutter contre les maladies nosocomiales

Florine Galéron
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En deux mois, la biotech toulousaine a réussi la prouesse de récolter plus de 15 millions d'euros pour faire avancer ses recherches. En juillet dernier, Antabio faisait partie des 18 entreprises à travers le monde (et l'unique société française) sélectionnées parmi 368 candidats pour obtenir le soutien de Carb-X en 2017. Ce consortium public-privé dédié à la recherche sur les infections résistantes aux antibiotiques s'est engagé à verser 2,5 millions à Antabio dans un premier temps et au total jusqu'à 8 millions d'euros d'ici trois ans. Cette somme permettra de financer à l'horizon 2020 la première phase des essais cliniques d'Antabio sur des adjuvants d'antibiotiques pour traiter des infections pulmonaires chroniques chez les patients atteints de la mucovicidose.
Coup double ce lundi 16 octobre : la biotech labégeoise annonce avoir réalisé une levée de fonds de 7,3 millions d'euros auprès des fonds d'investissement iXO Private Equity, Irdi Soridec Gestion, Galia Gestion et la participation des investisseurs historiques de la société.
De quoi financer les premiers essais cliniques. Mais pour des tests plus avancés, la biotech projette déjà d'ici 2019 de réaliser une levée de fonds plus conséquente de l'ordre de 20 millions d'euros via des fonds d'investissement ou une entrée en bourse. Antabio (14 salariés à ce jour) prévoit trois recrutements à court-terme et veut se lancer dans de nouveaux projets de recherche, toujours dans le domaine de la résistance aux antibiotiques.
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Les biotechs françaises ont généralement de grandes difficultés à lever des fonds. Pour Marc Lemonnier, Antabio a réussi à séduire les investisseurs car elle se positionne "sur une niche où il y a un besoin médical urgent". L'OMS (Organisation mondiale de la santé) a en effet placé la résistance aux antibiotiques comme une priorité mondiale en matière de santé estimant qu'il s'agit d'une "menace fondamentale". L'antibiorésistance cause chaque année 25 000 décès en Europe et, d'ici à 2050, ce nombre pourrait être multiplié par 400, causant ainsi la mort de 10 millions de personnes.
Florine Galéron
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