Le Cnes veut développer le "covoiturage" spatial

Florine Galéron
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Arianespace discute avec les premiers clients d'ariane 6
POOL New

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Arianespace discute avec les premiers clients d'ariane 6
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Il sera peut-être un jour aussi simple de prendre une place pour son satellite sur Ariane 6 que de réserver un hôtel sur Booking ou Airbn'b. Face à l'arrivée de nouveaux acteurs dans l'industrie spatiale, le Cnes et l'Agence spatiale européenne veulent proposer de nouveaux services pour se mettre à l'heure du NewSpace.
Cette forme de "covoiturage" spatial pourrait permettre aux nouveaux entrants sur le marché des petits satellites de réaliser des lancements à moindre coût. "Il y a une dynamique exponentielle autour des petits satellites. Les facilités actuelles pour trouver des investisseurs privés aiguisent les appétits de sociétés privées qui se lancent sur ce marché", rappelle Jérôme Vila. Mais ces startups, contrairement aux grandes agences spatiales, ne disposent pas de base de lancement. Trois options s'offrent à elles aujourd'hui : soit elles choisissent de construire leur propre base de lancement, ce qui représente un investissement en millions d'euros (ce qu'a fait par exemple la jeune société Rocketlab), soit elles se greffent à un tir groupé d'autres petits satellites, soit elles optent pour le covoiturage spatial en étant lancé en même temps qu'un gros satellite.
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Depuis quelques années, l'entreprise américaine Spaceflight Industries est devenue un spécialiste de la réservation pour un covoiturage spatial. Sur son site figure la liste des prochains lancement prévus, le type de satellites qui peuvent embarquer ainsi que le prix à payer pour intégrer le lancement suivant le poids du satellite.
Lancements prévus listés sur Spaceflight.
Grille des prix de lancement suivant la taille du satellite sur Spaceflight.
Florine Galéron