De l'intelligence artificielle au service de la santé : qu'en pensent les Toulousains ?

Florine Galéron
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Reuters

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Sur l'image projetée à l'écran, on voit une personne âgée portant dans ses bras un bébé phoque. Il ne s'agit pas d'une peluche mais de Paro, un robot équipé de sept moteurs qui lui permettent de cligner des yeux et de reproduire le son d'un véritable phoque. L'animal a été adopté par une centaine d'Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) en France avec pour vocation de créer une stimulation cognitive pour les personnes atteintes de troubles du comportement et de la communication.
(Crédit : Phoque Paro).
Le robot Paro est l'un des exemples montrés aux participants du débat organisé dans l'amphithéâtre du Museum de Toulouse le 4 avril dernier à l'occasion des États généraux de la bioéthique. Depuis début janvier et jusqu'à fin avril des centaines de rencontres de ce type se tiennent partout en France pour sonder la population avant une révision de la loi bioéthique prévue en fin d'année. À Toulouse, ce soir-là il est question du rôle des nouvelles technologies dans la santé : intelligence artificielle, big data, robots, télésurveillance... Une centaine de personnes a répondu présent parmi lesquels on trouve des étudiants, des médecins, des personnes handicapées, des retraités....
Concernant le robot phoque, la salle est assez sceptique. "En quoi une peluche peut améliorer le quotidien des personnes en Ehpad, franchement ?", lance une Toulousaine. Un autre participant complète : "Le risque avec ces systèmes est de réduire le soin à une technique médicale alors que c'est avant tout une relation humaine".
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Un médecin intervient pour témoigner "de la pression économique croissante de la part de startups" pour tester ce type de technologies. "On est très sollicités mais quand on voit ce bébé phoque on peut s'interroger : à quel besoin de santé réel répond-il ?". Il alerte aussi sur le devenir des informations médicales. "J'ai échangé avec un responsable d'Orange qui a expliqué que les entreprises ont déjà accès à toutes les données de santé mais pour l'instant ces dernières sont anonymisées. Les sociétés veulent que les professionnels de santé leur donnent accès aux données des patients pour avoir de la matière première afin de tester leurs innovations".
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