IA et cybersécurité : ITrust va ouvrir un centre de recherche et une école d’ingénieurs à Toulouse
Israa Lizati

Jean‐Nicolas Piotrowski, PDG d'ITrust
Rémi Benoit
Israa Lizati

Jean‐Nicolas Piotrowski, PDG d'ITrust
Rémi Benoit
Ce sera le premier centre de recherche dédié à l'Intelligence artificielle et à la cybersécurité en Europe. Lundi 29 octobre, la société de cybersécurité toulousaine, ITrust, a annoncé la création d'un tel établissement qui devrait ouvrir ses portes au premier trimestre de l'année 2019. Ce dernier sera dédié à la création d'algorithmes de détection des menaces pour les métiers tels que la santé, l'embarqué et l'IoT, la défense, les télécoms ou encore l'agroalimentaire.
Ce genre de technologies sera également possible sur les objets tels que la voiture connectée par exemple.
Avec l'ouverture de ce centre de recherches qui n'a pour l'instant pas de nom, ITrust avance un peu plus dans son projet de créer un écosystème autour de la cybersécurité dans la région Occitanie. Celui-ci représente "des leviers économiques et de compétences importants ainsi qu'une image de marque". Il est également destiné à renforcer la collaboration avec d'autres entreprises de la région.
Malgré des offres pour installer son centre de recherche aux Etat-Unis, à Columbus, pour 5 millions d'euros, en Chine, à Shanghai, pour 50 millions d'euros et en Angleterre à Londres, la PME a décidé de le faire en Occitanie.
ITrust va ainsi investir 4 millions d'euros sur trois ans avec un soutien de la Région Occitanie de plus de 800 000 euros.
Le centre sera installé dans les locaux actuels de la société situés à Labège. Une douzaine d'embauches de data scientists et de développeurs devraient avoir lieu "assez rapidement". L'objectif est de recruter une trentaine de personnes d'ici trois ans. "Une partie des équipes R&D d'ITrust vont rejoindre le centre de recherches. Il va aussi y avoir beaucoup de coopération avec des chercheurs avec qui nous travaillons déjà", précise le PGD d'ITrust. Entre les coopérations et les futures embauches, une cinquantaine de personnes devraient travailler au sein de l'établissement "d'ici trois ans".
Outre son centre de recherches, la société devrait annoncer, dans une quinzaine de jours, la future ouverture de son école d'ingénieurs. Elle sera nommée l'AN21 pour "l'Académie numérique du 21ème siècle". L'établissement sera inauguré en février 2019 au sein de la commune de Balma et sera accessible aux élèves titulaires d'un bac+ 2 afin de les former à bac+4 et bac+5 dans la filière sécurité, développement de logiciels et Intelligence artificielle.
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L'AN21 délivrera à ses élèves un diplôme d'État reconnu, créé en partenariat avec l'ESAIP (École d'Ingénieurs en informatique et environnement) d'Angers. À son ouverture la capacité d'accueil de l'établissement sera de 50 places pour passer de 100 à 120 "dans les 18 mois suivants". Les élèves seront sélectionnés sur dossier.
Outre les domaines techniques, les futurs ingénieurs étudieront entre autres, la géopolitique, la philosophie, la gestion de projets, l'anglais, etc. Le but est de former des "personnes qui seront capables de créer leur propre startup".
Le centre de recherches et l'Académie numérique du 21ème siècle sont des "satellites" de la société de cybersécurité. Celle-ci veut à terme créer son propre campus qui réunirait ITrust, son école et son lieu de recherches. Ces deux nouveaux projets font partie de la "phase 3" du projet de développement de l'entreprise.
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En terme de financement, ITrust devrait annoncer "quelque chose" avant la fin d'année concernant le financement de sa croissance. La PME est en discussion pour finaliser "en décembre une augmentation de capital afin de travailler sur l'international et finaliser davantage la recherche". Créée en 2007, celle-ci ambitionne d'atteindre un jour les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. Pour l'heure, celui devrait être de l'ordre 3,5 millions d'euros pour l'année 2018.
Israa Lizati
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