La société toulousaine Boreal vient d'obtenir une autorisation de vol en grande élongation pour son drone, sur des sites maritimes et forestiers sur l’ensemble du territoire français. Délivrées par La Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC), ces autorisations (qui sont une première française pour un appareil à voilure fixe de 25kg), vont lui permettre de développer de développer son offre, de s'ouvrir vers de nouveaux marchés et d'étendre sa clientèle. Voici pourquoi.C'est une première française : le drone Boreal, de la société éponyme, vient d'être le premier appareil à voilure fixe de 25kg à obtenir des autorisations spécifiques de vols de grande élongation sur le territoire hexagonal. Délivrées par La Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC), ces autorisations vont permettre à la société Boreal de faire opérer son drone en milieu maritime jusqu'à 70 km de distance et en milieu forestier jusqu'à 2 km, sur des sites préalablement identifiés.
"Avant ces autorisations nous étions dans le scénario de vol S2, donc à chaque fois qu'il y avait des opérations de grandes envergures, il fallait demander longtemps en amont des laisser-passer expérimentaux.Maintenant, avec ces autorisations qui ont demandé un investissement important, nous n'avons plus qu'à envoyer un petit dossier assez rapide. Ça allège toutes les démarches", explique Michel Gavart, fondateur de Boreal.
Premiers contrats avec Météo-France et l'Onera
S'il a créé Boréal en 1998, ce n'est qu'en 2011 que Michel Gavart développe un drone multi-usages et en fait l'activité principale de son entreprise. Depuis sa création, la startup a déjà signé des contrats avec Météo France, l'Onera, les Affaires Maritimes ou encore la Direction Générale de l'Armement (DGA). Avec cette nouvelle autorisation, la société toulousaine va pouvoir proposer davantage de flexibilité à ses clients :
"Ces autorisations vont permettre au client du drone d'acheter un certificat qui va être fourni avec, lui permettant de dire à la DGAC « mon produit est certifié par votre organisme, je peux m'en servir ». Ainsi, tous les scénarios qui rentrent dans le cas des certificats seront applicables par les détenteurs du drone", explique Sergio Pizziol, le responsable des opérations et des autorisations de vol de la société.
Un drone avec dix heures d'endurance