L'Onera construit un laboratoire près de Toulouse pour la résistance au feu des nouveaux avions

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La plateforme PyCoFire sera opérationnelle en 2023.
Onera

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La plateforme PyCoFire sera opérationnelle en 2023.
Onera
"Avec plus de 14 millions d'euros d'investissement, il s'agit pour l'Onera d'un des plus gros investissements en Occitanie depuis 40 ans", salue d'emblée Thierry Alcouffe, directeur du rayonnement scientifique dans le Sud-ouest au sein du centre français de recherche aérospatiale.
L'Onera a lancé ce mercredi 8 décembre la construction sur son site de Fauga-Mauzac, à 30 km au sud de Toulouse, de la plateforme PyCoFire (pour Pyrénées Composite Fire Research), un nouveau moyen d'essai pour évaluer la performance environnementale et le comportement au feu des nouveaux matériaux d'avions.
Du côté d'Airbus, l'utilisation des matériaux composites est déjà grandement engagée. "Nous utilisons de plus en plus ces matériaux pour répondre à des besoins de poids et de performance énergétique. L'A350 comprend plus de 50% de composites. Mieux comprendre le scénario d'incendie et l'impact sur l'avion est fondamental pour continuer à voler en toute sécurité", estime Delphine Chalies, responsable de l'intégration de la propulsion au sein de l'ingénierie d'Airbus.
À lire également
Mais pour le PDG de l'Onera, Bruno Sainjon, la plateforme PyCoFire répondra à une autre mission supplémentaire : "l'aide à la conception des futurs systèmes d'extinction d'incendies moteurs avec un triple défi : remplacer les systèmes actuels au halon au bilan environnemental défavorable, apporter des réponses pour les futurs réacteurs à grand taux de dilution comportant des composites et enfin prendre en compte les futurs carburants, qu'ils soient de synthèse, électrocabrurant ou hydrogène".
Florine Galéron