Aquapouss, la start-up qui fait pousser les légumes grâce aux poissons

Florine Galéron

Florine Galéron
Depuis son plus âge, Antoine Monté est passionné par les aquariums. Il y a quatre ans, à l'issue de sa 4e année d'études en agronomie à l'Isara-Lyon, le jeune homme décide de passer une année de césure à la Réunion sur le premier site pilote français d'aquaponie en milieu tropical. Cette forme de culture utilise les déjections des poissons pour faire pousser plantes et légumes. Employée depuis l'Antiquité dans les rizières en Asie, l'aquaponie connaît un regain d'intérêt en Occident depuis quelques années, notamment pour nourrir les populations isolées, par exemple sur l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. En milieu urbain, elle commence aussi à se développer chez les particuliers, mais très timidement pour le moment sur notre territoire.
"La France a 15 ans de retard, nous sommes bon dernier en la matière", observe Antoine Monté. Parti de ce constat, le jeune entrepreneur basé au sud-ouest de l'agglomération toulousaine décide de monter Aquapouss. Cette société commercialisera d'ici à l'été des kits aquaponiques à destination des particuliers.
Le principe est simple :
L'aquaponie présente plusieurs avantages selon Antoine Monté.
Avec ses kits, le créateur d'Aquapouss espère toucher une clientèle urbaine, qui habite en appartement et/ou qui n'a pas toujours de jardin à disposition. "Cette forme de culture demande très peu d'entretien et de maintenance et, mis à part les navets, les carottes et les radis, on peut cultiver toutes les sortes de fruits, légumes ou plantes", poursuit Antoine Monté.
Suivi par la couveuse BGE Toulouse, Antoine Monté espère immatriculer dans les semaines qui viennent sa société. Il recherche avant toute chose à recruter un collègue senior : "Je compte vendre les kits en direct avec les particuliers mais également les distribuer dans les animaleries et les jardineries. J'ai donc besoin d'un profil avec une bonne expérience." Pour démarrer son business, le fondateur de la société a prévu de lancer prochainement une campagne de financement participatif. "Ce ne sera pas sous forme de don, mais l'objectif sera d'écouler les 100 premiers produits. Par exemple, en misant 200 euros sur le projet, le contributeur recevra en contrepartie un mini-kit d'aquaponie." Objectif : récolter 20 000 euros. En tout cas, Antoine Monté a décidé de fabriquer ses kits auprès de l'Esat "Le Vignalis" de Flourens. "Ce projet s'inscrit dans une démarche de développement durable mais aussi sociale", conclut Antoine Monté.
Florine Galéron