Thingz, la start-up pour fabriquer soi-même ses objets électroniques

Florine Galéron

Florine Galéron
Tout est parti d'une histoire de réveil. "J'ai un peu de mal à me réveiller le matin et je cherchais un exemplaire qui m'asperge de l'eau, explique Cyril Loucif-Durouge. J'ai essayé de le fabriquer moi-même mais je me suis aperçu que, même avec ma formation d'ingénieur, c'était très difficile de concevoir un tel objet." L'ingénieur de l'Insa Toulouse décide alors de monter une société de kits à destination de particuliers pour fabriquer de manière simple des objets électroniques. À l'heure où les fablabs et les imprimantes 3D sont en plein essor, le créateur de Thingz voulait encore davantage démocratiser la tendance du "Do it yourself" (fais-le toi-même).
À l'image des Lego, l'outil inventé par Thingz fonctionne avec un système de briques.
L'utilisateur sélectionne les fonctionnalités qu'il désire et les embrique sur la base. Ensuite, le kit doit être relié à un ordinateur pour télécharger une application et, ensuite, l'objet est prêt à l'emploi. Si l'application n'existe pas encore, il est possible de la programmer et la mettre en ligne sur le catalogue d'application du site internet pour que les autres utilisateurs puissent reproduire le modèle chez eux.
Depuis fin décembre, une centaine de kits a été vendue en direct. "Nos clients sont en majorité des particuliers, nous avons également des formateurs : des parents, des professeurs, des associations qui organisent des ateliers d'initiation au numérique", détaille l'ingénieur. Pour diversifier ses sources de revenus, la start-up anime également des workshops en lien avec ces formateurs.
Après 6 mois passés au Camping de Toulouse, Thingz s'est installée début avril dans un local juste à côté, toujours au sein de la Tic Valley. Pour l'instant, les kits sont assemblés à la main par les associés mais, pour pouvoir produire en série, Cyril Loucif-Durouge cherche des partenaires afin de sous-traiter cette étape d'assemblage. La société prévoit également une campagne de financement participatif d'ici à la fin de l'année.
Florine Galéron