Smart points, la nouvelle start-up adepte du phygital à Toulouse

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Depuis quelques mois, un étrange totem attire l'attention à l'entrée de la pépinière d'entreprises Théogone à Ramonville. L'écran fait 47 pouces et environ 2 mètres de hauteur. En touchant l'objet, les visiteurs font défiler l'actualité de la pépinière et les courtes présentations de chacune des sociétés. Ce totem interactif est l'un des produits développés par la toute jeune société Smart points, fondée en mars par les deux Toulousains Mathieu Calvo et Vincent Miremont. Le premier est ingénieur diplômé de l'Icam. Il a créé, quand il était encore étudiant, le bureau d'études Padways installé à Theogone. Le second est sorti de l'IUT Tech de co en fondant une agence de communication à Pau.
En septembre dernier, les deux jeunes diplômés se retrouvent sur l'organisation d'un événement et mettent au point un photomaton digital.
Et pourquoi pas, par la suite, réaliser du marketing ciblé. Dernièrement, il a ainsi été utilisé par un centre commercial de Pau à l'occasion d'une séance de dédicace de la section paloise, le club de rugby tout juste champion de Pro D2. Un accord a également été établi avec le Carrefour de Purpan pour l'utiliser lors d'ateliers créatifs dans la galerie. Enfin, Smart points a mis à disposition un totem digital pour une journée de recrutement 2.0 à l'université de Tarbes. "Via le totem, il était possible de déposer son CV en scannant un badge et de recevoir une alerte e-mail pour les offres et de consulter également les offres d'emploi disponibles", avance Mathieu Calvo.
Ce photomaton interactif tout comme les totems ou les tables digitales s'inscrivent dans la tendance "phygital". Ce mot inventé en 2013 par une agence de marketing australienne est la contraction des termes "physique" et "digital" et désigne l'ensemble des initiatives prises par les magasins pour intégrer le digital aux activités physiques. Concurrencées par le e-commerce, ces enseignes voient dans le numérique un moyen de relancer la fréquentation de leurs établissements. D'un lieu à l'autre, le phygital peut avoir des applications très variées :
Florine Galéron