Startup : Transistore veut accompagner les initiatives en faveur de la transition

Paul Périé

Paul Périé
Vous avez dans l'idée de créer un potager urbain ou vous souhaitez installer une éolienne ? Transistore est là pour vous accompagner. C'est en tout cas l'objectif des deux créateurs de la startup, et même au-delà.
Le concept est né avec la rencontre des deux ingénieurs lors de leur mastère Éco-ingénierie à l'INP Toulouse. "Cette formation est construite sur deux axes, détaille Vincent Cathelineau. D'abord les différents enjeux du développement durable et, ensuite, la modélisation de toutes les disciplines concernées."
Au-delà des aspects techniques et scientifiques, les deux hommes veulent intégrer l'humain à la démarche de transition. "L'objectif de Transistore est de construire une référentiel commun pour toutes les disciplines en mêlant les connaissances académiques et les connaissances des gens", poursuit Vincent Cathelineau.
Pour mettre au point cette méthode, Transistore est sur le point de signer un contrat de valorisation de la recherche avec l'INP de Toulouse. "Dès le mois d'octobre, cela va se mettre en place, indique Arnaud De Maria. Ce contrat mêlera l'aspect pédagogique et l'action." Le modèle de Transistore sera ainsi développé avec les étudiants et les enseignants de leur ancienne formation. À terme, l'idée est de rendre plus efficientes les actions de transition écologique des citoyens. "Nous ne sommes pas dans une démarche de production, assure Vincent Cathelineau. Notre objectif est la convergence des aspirations des gens, la mise en relation des acteurs à partir de leurs connaissances."
"Notre méthode est basée sur la pensée complexe, développe Arnaud De Maria. Il s'agit de prendre la globalité d'un problème pour faire émerger des solutions." Il insiste sur le fait que Transistore ne s'intéresse pas uniquement à la transition énergétique, "mais à la transition en général". Cela comprend aussi la transition sociétale.
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Un concept qui peut paraître flou mais qui est très clair dans la tête des deux hommes.
La solution proposée par Transistore s'adresse ainsi "à tous les gens qui s'intéressent à la transition, à un changement de modèle, de société". La startup souhaite ainsi agir auprès des acteurs de l'économie sociale et solidaire, de la recherche, des experts en organisation ou des entreprises de type industriel. "L'idée est d'aller vers eux pour constituer un noyau dur en termes de réseau, de contacts, de connaissances pour développer le modèle", indique Vincent Cathelineau.
Pour rentabiliser le projet, Transistore envisage dans un premier temps de faire payer les activités de conseil auprès des citoyens, mais aussi d'intervenir dans le cadre d'ateliers ou de formations au sein d'entreprises ou d'associations. "L'ambition est ensuite d'intervenir auprès d'une collectivité ou d'une entreprise pour accompagner un projet. Ce que l'on appelle de l'ingénierie organisationnelle." Les deux ingénieurs aimeraient également créer un réseau social basé sur les connaissances. Le contrat de valorisation de la recherche avec l'INP sera l'occasion pour Transistore d'affiner son modèle pour le déployer progressivement vers ces étapes.
Mais au fait, pourquoi Transistore ?
Paul Périé
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