Fintech : Payname lève 4 millions d'euros auprès de la Maif

Gael Cérez

Gael Cérez
Spécialisée dans le paiement en ligne entre particuliers pour des services à la personne, Payname permettait en outre de déclarer ces services à l'Urssaf et de régler les cotisations sociales. Créée en 2013, la fintech toulousaine s'est diversifiée en ouvrant un service de cagnotte en ligne et s'oriente à présent vers un modèle de banque collaborative.
Pour accompagner ses ambitions, Payname vient de lever plus de 5 millions d'euros auprès de différents acteurs, dont 4 millions pour la Maif, via sa filiale Maif Avenir. À noter que le groupe La Dépêche du Midi investit 400 000 euros sous la forme d'un "media for equity", c'est-à-dire un échange de publicité contre des actions.
"Cela fait un an que je porte cette levée. Nous avons été sollicités par divers fonds, mais nous sommes plus en phase avec la Maif en termes de valeurs et de projections", se félicite Éric Charpentier, le fondateur de la société.
Cette levée permettra à la société de "boucler les fins de mois" selon Éric Charpentier, en attendant d'atteindre l'équilibre, et d'augmenter les effectifs. Dans les 6 mois prochains, 5 à 10 personnes devraient rejoindre les 25 salariés actuels.
En septembre, Payname lancera une nouvelle version de son service de paiement entre particuliers, "qui devrait faciliter le développement de l'économie collaborative", selon la Maif. Prochainement, la startup proposera également une carte de paiement et étendra ses services aux professionnels, dont les transactions seraient commissionnées sur son site à hauteur de 1,5 %.
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La fintech, qui revendique 20 000 utilisateurs et quelques millions d'euros gérés par mois, a été agréée établissement de paiement par l'ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) en juillet. "Un marque de son professionnalisme", selon la Maif. Après la France, l'Europe ? "Nous allons chercher l'agrément bancaire européen", annonce Éric Charpentier, qui réfléchit déjà à une future nouvelle levée "d'une dizaine de millions d'euros dans deux ans maximum".
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