Whylot : le succès des moteurs industriels miniatures

Florine Galéron
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Romain Ravaud dit être devenu entrepreneur "par hasard". Titulaire d'un master de recherche en acoustique fondamentale et d'une thèse en mécatronique, le jeune Bourguignon a d'abord connu des débuts fulgurants dans la recherche. En 2011, il reçoit même le Scopus Award France, qui récompense le chercheur français ayant publié le plus grand nombre d'articles scientifiques de rang A, toutes disciplines confondues. À l'issue de ce parcours universitaire brillant, il a décidé il y a quatre ans de mettre le cap sur le Sud-Ouest pour fonder, avec deux anciens dirigeants de Ratier Figeac, la startup Whylot.
Implantée au cœur de la "Mecanic Vallée", à Cambes dans le Lot, la jeune société s'appuie sur une R&D ultraperformante, avec pas moins de 20 brevets déposés en l'espace de quatre ans, et une équipe internationale de chercheurs en mécanique venus de Chine, de Moldavie ou du Burkina Faso. Whylot s'est imposée dans la conception de systèmes électriques et notamment les moteurs à haut rendement technologique.
Moins volumineux, ces moteurs affichent un rendement énergétique de 97 %, là où les moteurs classiques utilisés dans l'industrie sont de gros consommateurs d'énergie avec un rendement moyen de 60 à 70 %.
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Les perspectives de développement de Whylot sont exponentielles. En effet, l'énergie est de plus en plus coûteuse et polluante à produire, et les industriels sont à la recherche de nouveaux procédés pour diminuer leurs charges énergétiques. Rien qu'en France, le parc industriel compte 12 millions de moteurs. À l'international, Romain Ravaud imagine déjà des partenariats avec des industriels en Allemagne, en Italie ou en Chine "où les perspectives de vente sont énormes" selon le chef d'entreprise.
Florine Galéron