Launchpad week : pourquoi Google vient former les startups toulousaines

Sophie Arutunian
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Comment sont nées les "launchpad week" organisées par Google en France ?
Il faut se souvenir que Google était une startup il n'y a pas si longtemps. Une startup qui est née dans un environnement extrêmement propice à l'émulation, dynamique et prolifique qu'est la Silicon Valley. Un lieu où les entrepreneurs qui ont déjà de l'expérience et les nouveaux startuppers se rencontrent, partagent, créent des méthodologies. Nous avions donc la volonté de recréer cette dynamique un peu partout dans le monde.
Quand a eu lieu la première session ?
Concrètement, cela a démarré à Tel Aviv, qui dispose d'un écosystème très dynamique, c'était il y a environ 2 ans. Nous avons établi là-bas un format, une méthodologie, un discours à tenir aux startups. À la fin de la semaine, elles nous ont dit que c'était très utile pour elles, qu'elles étaient enthousiastes. À partir de là, on a exporté le format un peu partout. La launchpad week de Toulouse était la quatrième en France, nous sommes passés par Bordeaux et il y en a eu deux à Paris. Il y a trois semaines, c'était à Djakarta en Indonésie, et nous en avons fait plusieurs en Inde, et aussi à Londres.
Concrètement, vous diffusez des méthodologies élaborées par Google ?
Ce sont surtout des bonnes pratiques. Nous nous sommes aperçus que dans un environnement bouillonnant de startups très enthousiastes (et c'est bien cela qui définit les entrepreneurs !), il y a beaucoup d'erreurs récurrentes.
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C'est dommage d'avoir des gens motivés mais qui se plantant tous à cause de la même chose. Donc nous avons répertorié ces erreurs et mis une méthodologie en place qui leur permet d'éviter ces écueils standard. Ainsi, la semaine de travail se divise toujours en thématiques distinctes : stratégie produit, expérience utilisateur, marketing et technologie.
Quelles sont les "erreurs récurrentes" sont vous parlez ?
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Je prends l'exemple d'une startup rencontrée dans un launchpad, et qui développe une application. Les porteurs de projet expliquent de façon limpide leur idée, le produit est bien pensé, il règle un problème précis avec une solution précise, cela semble parfait. Sauf qu'au moment de tester l'application, je vois qu'il y a quatre boutons. Et là, l'utilisateur est perdu. Pour que ce soit simple, il a besoin d'un seul bouton. J'ai dit aux porteurs de projets "Pourquoi quatre boutons alors que vous faites une seule chose ?" Ils ont besoin de personnes extérieures pour leur dire ce genre de choses, car ils ont le nez dans le guidon.
Sophie Arutunian