Silver économie : la startup aveyronnaise Anisen veut lever 250 000 euros

Florine Galéron

Florine Galéron
Les projets de startups dans le secteur de la silver économie se multiplient dans la région. Dans l'Aveyron, Pierre Fugit a fondé en septembre 2015 la société Anisen (acronyme d'Animation seniors). Après avoir lancé l'an dernier une startup dans le domaine des applications mobiles, ce jeune entrepreneur de 26 ans, aidé de sa mère, animatrice en gérontologie en Ehpad, a mis au point une tablette et un programme d'activités thérapeutiques à destination des personnes âgées.
Capture d'écran de l'interface.
Le programme propose également des vidéos avec des exercices de dextérité à partir d'objets de la vie courante comme des pièces de monnaie. Commercialisé depuis le mois de novembre, ce produit est destiné à trois types de marchés : la vente directe aux particuliers, les établissements spécialisés (Ehpad, maisons de retraite) et les sociétés de service à la personne. L'entreprise a signé un premier partenariat avec la Vitrine médicale, une enseigne nationale spécialisée dans la vente de matériel médical. Les produits de la société Anisen sont déjà présents dans les magasins de l'enseigne sur 5 départements : Allier, Aveyron, Lot, Lozère et Cantal. Ces premières ventes permettent à la startup d'afficher 20 000 euros de chiffre d'affaires sur trois mois d'activité et d'assurer son autofinancement.
Pour accélérer son développement, Anisen espère boucler une levée de fonds de 250 000 euros cette année. La société a déjà suivi au mois de novembre un coaching dans le cadre de la sélection Midinvest pour préparer cette nouvelle étape pour l'entreprise.
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La startup sera présente fin janvier au salon Midinov, organisée par l'agence régionale de développement économique Madeeli, pour conquérir des points de vente en Haute-Garonne et dans les départements de l'ex-Languedoc-Roussillon. Anisen planche par ailleurs sur de nouvelles versions de son programme d'activités. "Nous voulons personnaliser les activités avec, par exemple, un programme spécifique pour les patients atteints d'Alzheimer. Nous aimerions également développer des versions en langues régionales. Dans la région, l'occitan est souvent la langue maternelle des seniors et cette langue est une formidable porte d'entrée dans le numérique pour les seniors", poursuit Pierre Fugit.
Hébergée pour le moment au sein de la pépinière d'entreprises d'Espalion, Anisen compte 4 salariés et vise 160 000 euros de chiffre d'affaires pour 2016.
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