En difficulté, la startup MoiChef cherche des fonds pour poursuivre l'aventure

Paul Périé

Paul Périé
"Notre startup MoiChef n'a plus d'argent. Quel impact sur l'avenir ? Les explications." Le message est on ne peut plus clair et le billet posté par Tristan Laffontas sur la page Facebook de la société est un véritable cri du cœur. Un éclairage cru, aussi, sur l'univers et la vie pas toujours rose des startups.
Dans ce texte, il explique ainsi que les deux cofondateurs, qui ont investi 30 000 euros d'argent personnel dans la startup, sont aujourd'hui au chômage et qu'ils ne se sont "pas versés le moindre centime depuis la création de MoiChef".
Aujourd'hui, si "un BA (Business Angel) est bien parti pour investir dans notre startup" comme l'indique Tristan Laffontas, MoiChef cherche à lever des fonds pour gagner en visibilité et séduire les Parisiens.
Une démarche de transparence qui n'a "pas été facile", reconnaît le jeune homme. "Cela fait une grosse semaine que je travaille sur le texte. Je l'ai écrit seul, de mon côté, avant de le montrer à Romain (Priot, l'autre cofondateur, NDLR) et à l'équipe."
Tristan Laffontas concède avoir eu "de nombreuses peurs" en écrivant mais s'est aperçu qu'il n'avait "rien à perdre". "Si ça marche, cela ne peut qu'être positif", assure-t-il.
C'est au cours de réunion au sein du Réseau Entreprendre à Paris qu'il a appris à parler de ses difficultés. "C'est la règle de base de ces réunions. J'ai trouvé ça génial car cela donne des idées et de l'espoir. On ne le fait pas assez car on est souvent dans la communication, pour dire que ça va." MoiChef, qui vient de se déployer à Paris, collabore ainsi avec plus de 30 chefs et a vendu plus de 1 500 plats, mais "ces chiffres ne reflètent pas la réalité économique".
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Les deux cofondateurs ont pourtant réalisé leur "rêve" :
Pour poursuivre son rêve, MoiChef mise sur un ingrédient clé, l'oseille.
Paul Périé
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